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La tour de Vésone, vestige du temple de la déesse Vesunna, entourée de feuillages à Périgueux
  • Gaule romaine

Vesunna, Périgueux

La capitale gallo-romaine des Pétrocores, avec sa grande tour de temple et son site-musée, au sud de Périgueux.

Photo : Calblas1978, CC BY 3.0

Au sud de Périgueux, en Dordogne, Vesunna fut la capitale gallo-romaine du peuple des Pétrocores. De cette cité née sous Auguste, il reste surtout la tour de Vésone, énorme vestige circulaire du temple de la déesse qui lui donna son nom. Un site-musée, conçu par l’architecte Jean Nouvel, présente une maquette de la ville au IIe siècle, des éléments sculptés et les restes d’une grande maison antique. Le quartier de la Cité garde, lui, des traces de l’enceinte de la fin du IIIe siècle.

  • Passionnés d’histoire
  • En famille
  • Avec des enfants
  • Par temps de pluie
  • Photographie

Pourquoi ce site est remarquable

Vesunna est la capitale des Pétrocores, un peuple gaulois installé entre la Dordogne et la Vézère. En 27 avant notre ère, Auguste rattache la région à la province d’Aquitaine, et la cité gallo-romaine est créée entre 25 et 16 avant notre ère, dans une boucle de l’Isle. Elle compte alors parmi les vingt et une cités de la province. Son nom vient de la déesse que ses habitants vénéraient, et on le retrouve aujourd’hui dans celui du site-musée.

Au Ier siècle, la ville connaît son plus grand essor : forum, amphithéâtre et thermes sont bâtis selon des plans romains. Les chantiers continuent au IIe siècle, avec des bâtiments agrandis et de plus en plus de domus, les maisons de notables. Le grand vestige de cette époque est la tour de Vésone, un pan de mur cylindrique haut de plus de vingt mètres, resté debout dans un jardin : c’est la cella, le sanctuaire intérieur, du temple de la déesse.

À la fin du IIIe siècle, après une invasion attribuée aux Alamans, la ville se replie sur cinq hectares et demi, derrière une enceinte élevée entre 276 et 290. Elle englobe la moitié de l’amphithéâtre et réemploie des éléments de monuments plus anciens. Au Moyen Âge, ce quartier devient « la Cité », avant de fusionner en 1240 avec le Puy-Saint-Front pour former Périgueux.

Ce qu’il y a à découvrir

La tour de Vésone

Ce grand mur circulaire, ouvert par une brèche côté est, est tout ce qui reste de la cella du temple de Vesunna. Les bandes de briques rouges, le petit appareil de pierre claire et les petits arcs en éventail rythment sa maçonnerie.

Le site-musée Vesunna

Conçu par Jean Nouvel, le musée rassemble les trouvailles des fouilles : frise du temple, chapiteaux corinthiens et autres blocs sculptés. Il abrite aussi les restes d’une grande maison gallo-romaine. Horaires et tarifs sont à vérifier sur le site officiel.

La maquette de la cité

Dans le musée, la maquette de la ville au IIe siècle montre la boucle de l’Isle, le quadrillage des rues, le forum et l’amphithéâtre. Elle aide à replacer les vestiges dispersés dans la ville moderne.

Les restes de l’enceinte tardive

Dans le quartier de la Cité, des vestiges de la muraille de la fin du IIIe siècle subsistent, dont deux portes : celle des Normands et celle de Mars. Les remparts réutilisent des blocs d’anciens monuments de la ville.

Le saviez-vous ?

  1. Selon le géographe Strabon, les Pétrocores travaillaient beaucoup le fer.
  2. En 52 avant notre ère, Vercingétorix réclame aux Pétrocores 5 000 guerriers pour affronter les légions de César.
  3. La Cité de Vesunna et le Puy-Saint-Front, deux villes voisines et rivales, ne forment qu’une seule ville, Périgueux, qu’en septembre 1240.
  4. L’enceinte de la fin du IIIe siècle alignait vingt-quatre tours ; il ne reste aujourd’hui que deux de ses quatre portes.
  5. Une frise du IIe siècle, venue du temple, montre un grand vase à deux anses, un cratère, et une rosace.

Situation

Vesunna correspond aujourd’hui au quartier sud de Périgueux, en Dordogne, dans une boucle de l’Isle, sur la rive droite de la rivière. La tour de Vésone et le site-musée sont voisins et se rejoignent facilement à pied. Le quartier de la Cité, avec ses vestiges d’enceinte, se parcourt lui aussi à pied depuis le centre de Périgueux.

Quand venir

La tour et le jardin se visitent dehors : d’avril à juin et en septembre, les maximales vont de 18 à 25 °C, avec plus de 180 heures de soleil par mois. Juillet et août dépassent 27 °C en moyenne, avec une vingtaine de jours chauds ; le musée permet alors de se mettre à l’abri. L’hiver est plus gris, avec environ neuf jours de gel par mois.

  • Janv9°
  • Févr11°
  • Mars15°
  • Avr18° : conseillé
  • Mai22° : conseillé
  • Juin25° : conseillé
  • Juil27°
  • Août27°
  • Sept23° : conseillé
  • Oct19° : conseillé
  • Nov13°
  • Déc10°

Mois conseillésValeur : température maximale moyenne

Le meilleur moment : Le matin ou en fin d’après-midi pour la tour, quand la lumière rasante révèle les briques rouges ; un après-midi chaud ou pluvieux se prête bien au musée.

9°3°janv11°2°févr15°5°mars18°7°avr22°10°mai25°14°juin27°15°juil27°15°août23°12°sept19°10°oct13°6°nov10°3°déc
Températures moyennes (mini → maxi)Précipitations
27 °Cmaximales moyennes en juillet
2 °Cminimales moyennes en février
892 mmde pluie par an
125 joursde pluie (≥ 1 mm) par an
2023 hd’ensoleillement par an

Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), stations St Martin Rib. (27 km), St Astier (16 km), Bergerac (42 km).

Météo des prochains jours

  • mar. 20Éclaircies
    15° / 8°
    1,1 mm
  • mer. 21Averses
    14° / 8°
    8,6 mm
  • jeu. 22Éclaircies
    16° / 8°
    3,2 mm
  • ven. 23Averses
    15° / 10°
    4,6 mm

Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.

Nos conseils pour la visite

  • Commencez par le musée et sa maquette pour replacer les vestiges, puis rejoignez la tour de Vésone dans son jardin.
  • Observez la tour de près : les bandes de briques et les petits arcs en éventail se voient mieux à quelques mètres.
  • Prévoyez de bonnes chaussures pour prolonger la promenade vers le quartier de la Cité et ses vestiges d’enceinte.
  • Vérifiez les horaires, les tarifs et les visites guidées sur le site officiel avant de venir.

Où dormir à proximité

Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.

En images

La tour de Vésone vue de près, avec sa brèche côté est, ses bandes de briques et ses petits arcs en éventail
La tour de Vésone vue de près, avec sa brèche côté est, ses bandes de briques et ses petits arcs en éventail — Jacquym, CC BY-SA 4.0
Maquette de la ville gallo-romaine de Vesunna au IIe siècle, avec l'amphithéâtre, le forum et la boucle de l'Isle
Maquette de la ville gallo-romaine de Vesunna au IIe siècle, avec l’amphithéâtre, le forum et la boucle de l’Isle — Wolfgang Sauber, CC BY-SA 4.0
Frise antique du IIe siècle provenant du temple de Vesunna, ornée d'un vase à deux anses et d'une rosace
Frise antique du IIe siècle provenant du temple de Vesunna, ornée d’un vase à deux anses et d’une rosace — Wolfgang Sauber, CC BY-SA 4.0
Chapiteaux corinthiens de l'époque romaine exposés au musée Vesunna de Périgueux
Chapiteaux corinthiens de l’époque romaine exposés au musée Vesunna de Périgueux — Wolfgang Sauber, CC BY-SA 4.0

Questions fréquentes

Que reste-t-il de la ville antique de Vesunna ?

On voit surtout la tour de Vésone, ancien sanctuaire du temple de la déesse, et des vestiges de l’enceinte de la fin du IIIe siècle, dont deux portes, la Normande et celle de Mars. Le musée complète ces restes avec des objets, des sculptures et une maquette. La ville antique se trouve en grande partie sous le quartier moderne.

Qu’est-ce que la tour de Vésone ?

C’est un grand mur cylindrique de plus de vingt mètres de haut, qui formait la cella du temple de la déesse Vesunna : la pièce centrale du sanctuaire, où l’on honorait la divinité. Le monument est rythmé de bandes de briques et de petits arcs décoratifs. Une brèche s’ouvre côté est.

Pourquoi la ville s’est-elle repliée au IIIe siècle ?

À la fin du IIIe siècle, une invasion attribuée aux Alamans pousse les habitants à se retirer sur cinq hectares et demi, derrière une muraille édifiée entre 276 et 290. Elle compte vingt-quatre tours et quatre portes, et elle intègre la moitié nord-ouest de l’amphithéâtre.

Comment Vesunna est-elle devenue Périgueux ?

Après les remparts du IIIe siècle, la ville prend le nom de Civitas Petrucoriorum, la cité des Pétrocores, et devient « la Cité ». À quelques centaines de mètres, la collégiale Saint-Front, fondée au XIe siècle, donne naissance au Puy-Saint-Front. Les deux villes rivales fusionnent en septembre 1240 pour former Périgueux.

Sources : Wikipédia : Vesunna (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q3556402 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

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