La grotte de Villars a la particularité d’être restée longtemps méconnue des spécialistes comme du grand public. Elle est découverte en 1953 par des spéléologues, en bordure du ruisseau de l’Étang-Rompu, au lieu-dit le Cluzeau. Ce n’est qu’à partir de 1958 que des peintures préhistoriques y sont reconnues. La cavité est classée monument historique cette même année et ouverte aux visites dès 1959, ce qui en fait l’une des grottes ornées accessibles au public depuis le plus longtemps.
Les peintures sont exécutées à l’oxyde de manganèse. La plus célèbre, un petit cheval au trait sûr, est devenue l’emblème de la grotte. Selon les spécialistes, leur style les rapproche de celui de Lascaux et du Roc-de-Sers, deux ensembles bien connus. Une scène qui associe un homme et un bison évoque en outre celle du Puits de Lascaux, ce qui permet de rattacher Villars au Magdalénien ancien. Le parallèle est stylistique et n’implique pas une contemporanéité exacte.
Le réseau lui-même mérite l’attention. Creusée dans les calcaires du Jurassique, la cavité totalisait environ neuf kilomètres de galeries explorées en 2004, et certaines sources mentionnent aujourd’hui davantage. Seule une partie se visite. Avec environ 54 000 visiteurs en 2022, Villars attire un public nombreux mais reste une visite plus tranquille que celles de la vallée de la Vézère, et vous donne un autre visage du Périgord préhistorique.