La ville apparaît sous le règne d’Auguste et doit devenir un foyer de romanisation pour toute la vallée. En deux générations, elle reçoit ses grands édifices : un temple du culte impérial, des thermes publics, un marché et un théâtre. Plus tard viendront, vers la périphérie, un amphithéâtre, un camp militaire et un port sur la Garonne. Dès le Ier siècle, des auteurs grecs comme Strabon puis Ptolémée mentionnent la cité des Convènes.
Le site est surtout connu pour son trophée d’Auguste, découvert en 1926 : des sculptures de marbre figurant des armes, des allégories et des captifs, réparties en trois groupes, un naval et deux terrestres. Les thermes du forum datent du règne d’Auguste, ceux du nord du milieu du Ier siècle, où l’on distingue encore une partie du chauffage par le sol. Le marché, long de 55 mètres, est le plus grand connu dans les provinces occidentales.
Au début du Ve siècle, la ville haute reçoit un rempart de 875 mètres qui enferme quatre hectares, tandis que la vie continue dans la plaine autour d’une basilique chrétienne. Beaucoup de monuments sont alors dépouillés de leurs pierres et de leurs marbres, réemployés ailleurs, notamment à Saint-Just de Valcabrère. Les fouilles commencent en 1913, s’arrêtent en 1970, reprennent en 1985, et un chantier-école de l’université de Lille mène des recherches depuis 2015 sur les tombes de la périphérie.