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Vue d'ensemble des ruines romaines de Purpan-Ancely, à Toulouse
  • Gaule romaine
  • Monument historique

Amphithéâtre romain de Purpan-Ancely, Toulouse

Un amphithéâtre en brique rose, bâti vers l’an 40-50, que la banlieue toulousaine a failli oublier et qui se visite aujourd’hui.

Photo : Rémih, CC BY-SA 4.0

Dans l’ouest de Toulouse, à cheval sur Purpan et Ancely, les murs de brique d’un amphithéâtre romain émergent d’un paysage urbain bien contemporain. Élevé vers le milieu du Ier siècle, près de l’antique Tolosa, il pouvait accueillir des milliers de spectateurs venus applaudir les combats de gladiateurs. Aujourd’hui rattaché au musée Saint-Raymond, c’est l’un des rares édifices romains toulousains encore en grande partie conservés.

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  • Passionnés d’histoire
  • Photographie

Pourquoi ce site est remarquable

Ce monument se distingue par son matériau : la brique, et non la pierre de taille, employée dans une structure pleine, sans galeries voûtées sous les gradins. L’arène a été creusée dans le sol sur environ deux mètres et demi, et les gradins s’appuient en partie sur la terre rejetée autour. Cette technique, que l’on retrouve aussi à Pompéi ou à Mérida, a limité les besoins en matériaux.

Le site raconte aussi l’évolution d’une petite ville romaine. Construit sous l’empereur Claude, il est agrandi au IIIe siècle : des murs rayonnants sont ajoutés dans l’axe des vomitoires et la capacité passe de 7 000 à 12 000 places. Ces ajouts disparaissent dans la première moitié du IVe siècle, peut-être après un effondrement. L’édifice est ensuite abandonné dès le Ve siècle.

Après l’Antiquité, le monument a connu des heures sombres : ses briques ont été récupérées par les riverains, son terrain a servi à l’agriculture, puis de décharge sauvage. La ville de Toulouse l’achète en 1962, il est classé monument historique en 1974, puis nettoyé et fouillé au début des années 1980. Cette renaissance explique la présence des ruines au carrefour de deux avenues.

Ce qu’il y a à découvrir

L’arène en forme d’amande

L’espace central, ovale ou en amande, mesure 62 mètres du nord au sud et 46 mètres d’est en ouest. C’est là que se déroulaient les combats. Deux grandes entrées voûtées, larges de plus de quatre mètres, s’ouvrent sur l’axe nord-sud.

Les vomitoires

Vingt-deux passages voûtés, larges de 1,10 mètre et hauts de 1,80 mètre, conduisaient les spectateurs vers les gradins. Leurs voûtes de brique comptent parmi les détails les plus photogéniques du site, à découvrir en faisant le tour de l’arène.

Les murs de brique

La façade alterne des niches aveugles et des ouvertures menant aux vomitoires. Les briques portent parfois des estampilles : au moins six ateliers sont attestés, dont certains avaient aussi fourni le rempart et le théâtre de Tolosa.

Le gladiateur du manche de canif

Parmi les objets découverts figure un manche de canif en os représentant un gladiateur thrace, armé d’une épée courte et d’un long bouclier. Il est conservé au musée Saint-Raymond, à Toulouse, avec d’autres pièces issues des fouilles.

Le saviez-vous ?

  1. Pour photographier le chantier de fouille, l’équipe a obtenu le prêt d’une échelle de pompiers puis celui d’un hélicoptère, fourni par la gendarmerie et l’hôpital de Purpan.
  2. Au XVIe siècle, le cadastre appelait le lieu « aire de la tuilerie contentieuse » : les voisins venaient y prélever des briques.
  3. Une pièce de monnaie à l’effigie de Claude, retrouvée dans le remblai des gradins, aide à dater la construction entre les années 40 et 50.
  4. Au XXe siècle, le site a servi de décharge sauvage avant d’être nettoyé par des associations locales au début des années 1980.
  5. Sa forme de façade, avec ses niches en arc, ressemble à celle des amphithéâtres d’Avenches, en Suisse, et d’Ivrée, en Italie.

Situation

L’amphithéâtre se trouve dans l’ouest de Toulouse, en Haute-Garonne, à l’intersection de deux avenues, celle du Professeur-Guy-Espagno et celle des Arènes-Romaines, à la jonction de Purpan et d’Ancely. À l’époque romaine, il se dressait près d’une petite agglomération rurale, à quelque distance de Tolosa. Aujourd’hui, on y accède en voiture, à vélo ou par les transports de l’agglomération toulousaine depuis le centre-ville.

Quand venir

Le site est en plein air et sans ombre : mieux vaut éviter les après-midi de juillet et d’août, où il fait en moyenne 28 °C avec des pointes bien plus élevées. Avril à juin et septembre-octobre offrent de 18 à 26 °C environ, une belle lumière et des journées longues. De novembre à février, la fraîcheur et les pluies rendent la visite moins agréable.

  • Janv10°
  • Févr11°
  • Mars15°
  • Avr18° : conseillé
  • Mai21° : conseillé
  • Juin26° : conseillé
  • Juil28°
  • Août28°
  • Sept25° : conseillé
  • Oct20° : conseillé
  • Nov14°
  • Déc10°

Mois conseillésValeur : température maximale moyenne

Le meilleur moment : Venez en fin d’après-midi, quand la lumière rasante fait rougir la brique, ou tôt le matin en été pour éviter la chaleur.

10°3°janv11°3°févr15°6°mars18°8°avr21°12°mai26°15°juin28°17°juil28°17°août25°14°sept20°11°oct14°6°nov10°4°déc
Températures moyennes (mini → maxi)Précipitations
28 °Cmaximales moyennes en août
3 °Cminimales moyennes en janvier
627 mmde pluie par an
96 joursde pluie (≥ 1 mm) par an
2075 hd’ensoleillement par an

Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), station Toulouse-Blagnac (1,7 km).

Météo des prochains jours

  • mar. 20Nuageux
    13° / 8°
    0,1 mm
  • mer. 21Averses
    15° / 7°
    2,9 mm
  • jeu. 22Beau temps
    15° / 7°
    0,0 mm
  • ven. 23Averses
    17° / 13°
    0,9 mm

Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.

Nos conseils pour la visite

  • Associez la visite au musée Saint-Raymond, dans le centre de Toulouse, qui conserve une partie des objets découverts.
  • Emportez une bouteille d’eau et un chapeau en été : il y a peu d’ombre sur le site.
  • Portez des chaussures stables, car les sols et les abords sont irréguliers.
  • Vérifiez les conditions d’accès avant le déplacement, car elles peuvent varier selon les travaux ou les saisons.

Où dormir à proximité

Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.

En images

Murs de brique de l'amphithéâtre de Purpan-Ancely vus depuis l'arène
Murs de brique de l’amphithéâtre de Purpan-Ancely vus depuis l’arène — Rémih, CC BY-SA 4.0
Gradins et structures en brique de l'amphithéâtre de Purpan-Ancely
Gradins et structures en brique de l’amphithéâtre de Purpan-Ancely — Rémih, CC BY-SA 4.0
L'amphithéâtre romain d'Ancely à Toulouse, ruines en brique
L’amphithéâtre romain d’Ancely à Toulouse, ruines en brique — Traumrune, CC BY-SA 3.0
Un vomitoire voûté de l'amphithéâtre romain d'Ancely, à Toulouse
Un vomitoire voûté de l’amphithéâtre romain d’Ancely, à Toulouse — Traumrune, CC BY-SA 3.0

Questions fréquentes

De quand date l’amphithéâtre de Purpan-Ancely ?

Les objets retrouvés, notamment une monnaie de l’empereur Claude, indiquent une construction entre les années 40 et 50 de notre ère. Il est agrandi au IIIe siècle, puis ces extensions disparaissent dès la première moitié du IVe siècle. L’édifice est abandonné dès le Ve siècle.

Combien de personnes pouvait-il accueillir ?

Dans son état d’origine, il pouvait recevoir environ 7 000 spectateurs. Lors de l’agrandissement du IIIe siècle, sa capacité atteint 12 000 places. Les gradins étaient en bois pour l’essentiel, sauf peut-être au-dessus des deux grandes entrées, où ils étaient peut-être maçonnés.

Quelle est la taille de l’amphithéâtre ?

Son grand axe mesure 115 mètres. L’arène, en forme d’amande, fait 62 mètres du nord au sud et 46 mètres d’est en ouest. La cavea, c’est-à-dire la partie réservée au public, est large de 15 mètres et compte deux volées de gradins.

Pourquoi est-il construit en brique ?

La brique est le matériau emblématique de Toulouse. Les estampilles relevées sur le monument prouvent qu’au moins six ateliers l’ont fabriquée, et certains de ces ateliers avaient aussi fourni les briques du rempart et du théâtre de la cité de Tolosa.

Y avait-il des combats de gladiateurs ?

C’est la fonction habituelle d’un amphithéâtre, et un manche de canif décoré d’un gladiateur thrace a été retrouvé à l’entrée d’un vomitoire. En l’absence de textes antiques sur le site, on ignore cependant le détail des spectacles précis qui y étaient organisés.

Sources : Wikipédia : Amphithéâtre romain de Purpan-Ancely (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q2844425 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

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