Le village antique du sommet
Les vestiges d’un village occupé pendant plus de cinq siècles couronnent la colline. Sa position élevée lui vaut le nom d’oppidum : du haut de la colline, on domine toute la plaine alentour.

Un village gaulois perché sur une colline, avec 300 silos creusés dans la roche et une vue qui porte jusqu’aux Pyrénées.
À Nissan-lez-Ensérune, dans l’Hérault, une colline dominant la plaine d’une centaine de mètres porte les vestiges d’un village occupé du VIe siècle avant notre ère au Ier siècle de notre ère. Entre mondes grec, ibérique et gaulois, l’oppidum d’Ensérune a laissé des centaines de silos creusés dans la roche tendre et une très riche collection de céramiques, présentée dans le musée du sommet. Ce site, géré par le Centre des monuments nationaux, offre aussi un panorama exceptionnel sur le Biterrois et le Narbonnais.
Ensérune compte parmi les grands oppida de la Gaule du Sud, au cœur du pays des Élisyques, dont la culture mêle influences ibériques et languedociennes. Les fouilles révèlent une occupation sans interruption pendant plus de six siècles, avec un net essor urbain dès la fin du Ve siècle avant notre ère. Les échanges commerciaux s’intensifient entre 500 et 300 av. J.-C. Puis les Gaulois s’installent, vers 218 av. J.-C. ; l’implantation de Rome à Narbonne, en 118 av. J.-C., apporte une période de prospérité. Le village s’éteint au cours du Ier siècle apr. J.-C.
La colline est célèbre pour ses silos : on en dénombre environ 300, sur le sommet et dans ses alentours, creusés dans une roche tendre faite de sables marins du Miocène. De forme généralement ovoïde, ils contenaient entre 10 000 et 85 000 litres selon les estimations. On y a longtemps vu des réserves de céréales ; aujourd’hui, beaucoup sont jugés plausibles comme réserves d’eau. La plupart appartiennent à la dernière phase de l’oppidum, aux IIe et Ier siècles avant notre ère.
Les recherches se sont succédé depuis le XIXe siècle. C’est un propriétaire du voisinage, Félix Mouret, qui lance en 1915 les premières fouilles méthodiques et fait bâtir une villa au sommet. En 1937, l’architecte Jules Formigé y installe ses collections, que l’on peut toujours admirer : une très belle série de céramiques qui permet de suivre l’évolution culturelle du site. D’autres chercheurs, comme Louis Sigal et Jean Jannoray, ont ensuite approfondi la connaissance de l’oppidum, rattaché aujourd’hui au réseau européen Iron Age Europe.
Les vestiges d’un village occupé pendant plus de cinq siècles couronnent la colline. Sa position élevée lui vaut le nom d’oppidum : du haut de la colline, on domine toute la plaine alentour.
Avec environ 300 fosses réparties sur la colline et autour, Ensérune est réputé pour ses silos. Ces cavités ovoïdes, entre 10 000 et 85 000 litres selon les estimations, ont servi à stocker des denrées et sans doute aussi de l’eau.
Installé dans la villa bâtie en 1915 tout en haut, le musée présente une très impressionnante collection de céramiques. Elle permet de voir comment les habitants ont adopté, tour à tour, les influences grecques, ibériques puis romaines.
La colline domine les plaines d’environ cent mètres. Par temps clair, la vue file jusqu’aux Pyrénées, au-delà des environs de Béziers et de Narbonne, et sert de belle introduction au paysage languedocien.
Au pied du site, vers le nord, s’étend l’ancien étang de Montady, aujourd’hui asséché et cultivé. Plus au sud, le canal du Midi contourne la colline depuis la fin du XVIIe siècle, en venant du tunnel de Malpas.
L’oppidum occupe une colline qui relève de Nissan-lez-Ensérune, dans l’Hérault, à environ 8 kilomètres à l’ouest de Béziers à vol d’oiseau. Le site archéologique est à quelque 2,5 kilomètres au nord du vieux village de Nissan-lez-Ensérune. Au sud de la colline passe le canal du Midi. On s’y rend surtout en voiture depuis Béziers ou Narbonne.
Le site est en plein air, sur une colline exposée au soleil : évitez les après-midi d’été, car la maximale moyenne atteint près de 31 °C en juillet et août. Mars à mai offrent de 17 à 23 °C et plus de 260 heures de soleil en mai. Septembre et octobre sont doux, avec toutefois des pluies plus marquées en octobre ; l’hiver est frais mais lumineux.
Mois conseillésValeur : température maximale moyenne
Le meilleur moment : En fin de matinée au printemps, ou le matin tôt en été, pour éviter la chaleur. La lumière de fin de journée est belle sur la plaine ; vérifiez les horaires de fermeture avant de venir.
Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), stations Beziers-Courtade (4 km), Pezenas-Tourbes (27 km).
Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.
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Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.



Un oppidum est un village ou une ville installés sur une hauteur, souvent fortifiés, à l’époque de l’âge du Fer. À Ensérune, la colline domine la plaine d’une centaine de mètres. Le village y a été occupé en continu du VIe siècle avant notre ère jusqu’au Ier siècle de notre ère.
On les a d’abord interprétés comme des réserves de céréales, car stocker les grains était vital pour les habitants. Aujourd’hui, beaucoup de chercheurs pensent que de nombreux silos servaient aussi de réservoirs d’eau. La plupart datent de la dernière phase du site, aux IIe et Ier siècles avant notre ère.
Le musée est installé dans la villa bâtie en 1915 sur les hauteurs. Il présente une très importante collection de céramiques, réunie à partir des fouilles de Félix Mouret puis enrichie. Ces objets illustrent l’évolution culturelle du site, depuis les influences grecques jusqu’à l’arrivée des Gaulois et des Romains.
Le printemps, en particulier d’avril à mai, ainsi que le début de l’automne sont les plus agréables. En juillet et août, la chaleur et le soleil sont intenses sur cette colline exposée. Prévoyez alors une visite très tôt le matin, avec de l’eau, un chapeau et une protection solaire.
Sources : Wikipédia : Oppidum d'Ensérune (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q77221 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

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