Les arènes de Nîmes forment une ellipse de 133 m sur 101 m. Leur façade, haute de 21 m, superpose deux étages de 60 arcades sous un attique, et une partie des consoles qui recevaient les mâts du velum est encore en place. À l’intérieur, la circulation du public est restée presque intacte : des galeries voûtées, les vomitoires, desservent chaque niveau de gradins. Les places étaient réparties par classe sociale, les plus aisés tout en bas. Au total, l’édifice pouvait accueillir 24 000 spectateurs.
Après l’Antiquité, le monument change plusieurs fois de rôle. Les arcades sont murées, des tours s’ajoutent : les Wisigoths en font une forteresse. Au Moyen Âge, un véritable village s’installe dans l’enceinte, avec ses rues, deux églises et environ 220 maisons. Les habitations sont démolies à partir de la fin du XVIIIe siècle, et l’édifice est entièrement dégagé en 1812. Une grande restauration suit sous le Second Empire, puis une nouvelle campagne commence en 2009, prévue jusqu’en 2034.
Les arènes sont aussi un lieu vivant. Depuis 1863, elles servent de cadre à des corridas et à des courses camarguaises, aux ferias de Pentecôte et des Vendanges, ainsi qu’à de grands concerts et à des reconstitutions de jeux romains. La capacité actuelle est d’environ 13 000 places assises, car plusieurs rangs de gradins ont disparu. Contrairement à celles d’Arles, toutes proches et de plan similaire, les arènes nîmoises ne sont pas inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.