Le Pech Merle compte environ 700 motifs peints ou gravés : une soixantaine d’animaux, quelques figures humaines ou presque, et surtout des centaines de signes, points, bâtonnets et formes géométriques. Les mammouths y sont les plus nombreux, devant les bisons, les chevaux et les aurochs. Le décor est réparti en plusieurs panneaux, chacun ayant reçu un nom et une histoire.
Le panneau des chevaux ponctués est la vedette. Sur un bloc de plus de trois mètres, deux chevaux dos à dos sont entourés de points rouges et noirs, de mains négatives, de traces de pouces repliés et d’un grand poisson. Une datation d’environ 24 600 ans rattache le cheval de droite au Gravettien récent. Pour tester la technique, le préhistorien Michel Lorblanchet a reproduit la scène en 1990, en projetant les pigments avec la bouche.
La grotte a aussi gardé des traces de ses premiers visiteurs : empreintes de pas d’un adolescent, fossilisées par la calcite, griffades d’ours des cavernes, concrétions de la salle des Disques. Ces vestiges rendent la visite très concrète : on marche dans un lieu où des humains et des animaux se sont succédé, bien avant que les premiers chercheurs ne s’y aventurent.