Les Combarelles comptent parmi les plus vastes ensembles d’art gravé du Magdalénien. Plus de six cents gravures, finement incisées dans le calcaire, sont réparties le long d’un couloir étroit. Les artistes ont figuré des chevaux, des rennes, des bouquetins, des mammouths, des rhinocéros laineux, des ours, des félins et quelques bovidés. Beaucoup de ces animaux se superposent et s’enchevêtrent, mais leur traitement souvent réaliste, fait de traits précis, aide à les reconnaître une fois l’œil habitué.
À côté de ce bestiaire, la grotte conserve un ensemble de figures humaines peu courant : une cinquantaine de silhouettes, beaucoup plus schématiques que les animaux, accompagnées de quelques signes dont des tectiformes. Des traces de colorants montrent que certaines gravures étaient aussi peintes. Mais l’humidité de l’air et la condensation sur les parois ont progressivement lessivé ces couleurs, depuis quinze mille ans environ : seules les incisions ont résisté.
L’histoire des lieux est riche. Le porche d’entrée a été fouillé dès les années 1890 par Émile Rivière, avant que Peyrony, Capitan et Breuil ne reconnaissent les gravures, le 8 septembre 1901. La découverte d’une troisième zone ornée, en 2005, a prolongé la galerie jusqu’à environ trois cents mètres. Aujourd’hui, l’accès est limité à 78 visiteurs par jour, par groupes d’au plus douze personnes, pour préserver ces parois fragiles.