Lascaux est souvent citée parmi les grottes ornées les plus importantes du Paléolithique supérieur, autant pour le nombre de ses figures que pour leur qualité. Près de 1 900 représentations y sont aujourd’hui répertoriées, presque toutes des animaux. La salle des Taureaux, première salle du parcours, en donne la mesure : des aurochs peints atteignent cinq mètres de long, se faisant face en deux files, entourés de chevaux, de cerfs et d’un grand animal énigmatique que l’on a surnommé la « licorne ».
La grotte raconte aussi un savoir-faire. Au moins sept pigments différents y ont été identifiés : oxydes de manganèse et de fer et charbon pour le noir, hématite pour le rouge, goethite et argile pour le jaune, calcite pour le blanc. Les artistes les ont employés purs, sans ajout de charge minérale. Les galeries portent des noms d’architecture religieuse : la Nef, l’Abside, le Diverticule axial. Au fond de l’Abside, le Puits abrite une scène célèbre où un homme se tient face à un bison.
Lascaux est enfin un cas d’école pour la conservation. Accessible aux curieux dès 1948, la grotte a accueilli environ un million de personnes en quinze ans. Leur respiration a déréglé l’atmosphère de la cavité, favorisant algues et dépôts de calcite sur les parois. En 1963, l’accès a été interdit. Depuis, des reproductions successives, dès 1983 pour la première, permettent au public de voir les œuvres sans les mettre en danger.