L’intérêt de Banassac tient à sa céramique sigillée, une vaisselle de table rouge, soignée et brillante, produite en grand nombre dans plusieurs ateliers du sud de la Gaule. Ceux de Banassac font partie du même ensemble que celui de La Graufesenque, près de Millau, et leur production est contemporaine. Elle débute au Ier siècle et s’interrompt avec les grandes invasions du IIIe siècle, qui touchent durement le Gévaudan.
Le village a eu une seconde célébrité, à l’époque mérovingienne. Il abritait alors un atelier de frappe de monnaie d’or très actif. Selon certains auteurs, il aurait fourni environ un dixième des pièces d’or de cette époque parvenues jusqu’à nous, mais cette hypothèse reste à prouver. Son activité culmine entre 625 et 675 environ, peut-être à la suite de l’installation de Caribert II en Aquitaine, en 629.
Il faut venir à Banassac en curieux de l’histoire locale plutôt qu’en quête d’un grand site monumental. Le village, d’environ 870 habitants en 2013, est devenu en 2016 une partie de la commune nouvelle de Banassac-Canilhac. Il se visite tranquillement, au bord du Lot, avec ses ponts, son église Saint-Médard et le château de Montferrand, qui complètent le musée et donnent à la balade un fond d’histoire locale très agréable.