Anderitum est née d’une décision politique d’Auguste, vers 15 avant J.-C. : en créant la cité des Gabales et en lui donnant une capitale, Rome desserrait l’emprise des puissants Arvernes voisins. Au IIe siècle, elle s’étend sur une quarantaine d’hectares, avec quelques milliers d’âmes. On y distingue un centre civique avec forum, curie et basilique, des demeures, deux établissements thermaux et un édifice de spectacles.
Son destin est celui des « capitales éphémères » de la Gaule : après un apogée assez bref, la ville décline dès la fin du IIe siècle, perd son statut de chef-lieu au profit de Mende, puis se déplace peu à peu vers le village actuel. Cette histoire a un avantage pour les visiteurs : l’absence de constructions modernes sur les vestiges permet de lire le plan urbain presque dans son intégralité.
Le site est aussi un exemple de mise en valeur contemporaine. Le réseau des rues a été restitué dans le paysage, grâce à des tontes qui dessinent les îlots, et les vestiges les plus importants ont été consolidés. Des lunettes de réalité augmentée proposent de voir les bâtiments disparus reprendre place dans la prairie, et un musée présente les objets issus des fouilles.