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Façade des arènes d'Arles et sa tour médiévale, à la tombée de la nuit
  • Gaule romaine
  • Monument historique

Arènes d’Arles

Un amphithéâtre romain de 136 mètres, devenu forteresse puis quartier, et qui vibre toujours au rythme des spectacles.

Photo : PierreSelim, CC BY 3.0

Au cœur d’Arles, l’amphithéâtre bâti à la fin du Ier siècle domine toujours la ville avec ses deux étages d’arcades. Pouvant accueillir environ 25 000 spectateurs, il a vu défiler gladiateurs, habitants du Moyen Âge installés dans l’arène, puis taureaux et toreros. Reconnu par l’UNESCO, restauré jusqu’en 2013, il se visite autant qu’il se vit : les gradins servent encore aux courses camarguaises, aux corridas et aux concerts.

  • En famille
  • Avec des enfants
  • Passionnés d’histoire
  • Photographie

Pourquoi ce site est remarquable

L’amphithéâtre fut construit sous l’empereur Domitien, au moment où la colonie romaine d’Arles se dote de nouveaux monuments. Ses bâtisseurs s’inspirent du Colisée tout juste terminé : une arène ovale entourée de gradins, de nombreuses galeries et des arcades. Avec 136 mètres de long, il dépasse en taille les arènes de Nîmes, élevées peu après, mais il a perdu l’étage supérieur qui le couronnait.

Son histoire ne s’arrête pas à la chute de Rome. Les spectacles y continuent jusque vers 550, puis l’édifice devient une forteresse urbaine, flanquée de quatre tours, où s’entassent des centaines de logis et deux chapelles. Des gens pauvres y habitent encore longtemps après : en 1516, François Ier s’étonne de voir un tel édifice dans cet état. L’expropriation s’achève en 1825 et les dernières maisons disparaissent en 1840.

Aujourd’hui, c’est un monument de premier plan : classé en 1840 à la demande de Prosper Mérimée, entré au patrimoine mondial en 1981, il a bénéficié d’une campagne de restauration achevée en 2013. Il reste un lieu de spectacle, où l’on voit des corridas, des courses camarguaises, du théâtre et de la musique. Les peintres Van Gogh et Picasso y ont trouvé de l’inspiration.

Ce qu’il y a à découvrir

Les gradins et l’arène

Montez dans les gradins pour mesurer l’ampleur de l’ellipse. Soixante travées rayonnent autour de la piste, selon un plan pensé pour faire entrer et sortir très vite des milliers de spectateurs.

Les deux étages d’arcades

La façade extérieure est rythmée par deux niveaux d’arcades. L’étage supérieur qui couronnait l’ensemble a disparu, mais la galerie circulaire donne une idée de la circulation des spectateurs à l’époque romaine.

Les tours médiévales

Quand l’insécurité revient, à la fin du VIe siècle, l’amphithéâtre se transforme en bastide dotée de tours défensives. Ces fortifications rappellent que le monument a longtemps servi de village fortifié au cœur de la ville.

Les vues sur Arles

Depuis le haut des gradins, la vue embrasse les toits de tuiles de la vieille ville. L’église Notre-Dame-de-la-Major et le couvent des Cordeliers apparaissent à proximité, ce qui donne de superbes cadrages.

Le saviez-vous ?

  1. Pour construire l’amphithéâtre sur la colline de l’Hauture, les Romains ont dû démolir l’enceinte augustéenne, élevée un siècle plus tôt.
  2. Au Moyen Âge, l’édifice transformé en forteresse abrite à l’intérieur plus de deux cents maisons, ainsi que deux chapelles.
  3. En 255, l’empereur Gallus fait organiser des jeux dans l’amphithéâtre pour célébrer des victoires militaires de ses armées.
  4. La restauration, achevée en 2013, a duré dix ans et coûté près de 25 millions d’euros.
  5. Le jeu télévisé Intervilles a investi l’arène en 1998, puis à nouveau en 2005.

Situation

L’amphithéâtre se dresse dans le centre historique d’Arles, dans les Bouches-du-Rhône, en Provence, sur la colline de l’Hauture. Il se visite à pied depuis le centre-ville, à proximité de l’église Notre-Dame-de-la-Major et du couvent des Cordeliers. Arles se rejoint par la route depuis Nîmes, Avignon ou Marseille ; sur place, le stationnement se fait plutôt en périphérie du centre ancien.

Quand venir

Le monument est en plein air et très exposé au soleil : de mai à juin, les après-midi atteignent 24 à 28 °C, avant les 31 °C de juillet, qui fatiguent sur les gradins de pierre. Avril et septembre sont plus doux. Les spectacles d’arènes peuvent limiter les visites certains jours : vérifiez le calendrier avant de venir.

  • Janv11°
  • Févr12°
  • Mars16°
  • Avr19° : conseillé
  • Mai24° : conseillé
  • Juin28° : conseillé
  • Juil31°
  • Août31°
  • Sept26° : conseillé
  • Oct21°
  • Nov15°
  • Déc11°

Mois conseillésValeur : température maximale moyenne

Le meilleur moment : Dès l’ouverture, avant la chaleur et les groupes, ou en fin d’après-midi, quand la pierre dorée prend la lumière.

11°3°janv12°4°févr16°6°mars19°9°avr24°12°mai28°16°juin31°18°juil31°18°août26°15°sept21°12°oct15°7°nov11°4°déc
Températures moyennes (mini → maxi)Précipitations
31 °Cmaximales moyennes en juillet
3 °Cminimales moyennes en janvier
645 mmde pluie par an
60 joursde pluie (≥ 1 mm) par an
2872 hd’ensoleillement par an

Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), stations Tarascon (17 km), Arles (19 km).

Météo des prochains jours

  • mar. 20Pluie
    18° / 14°
    67,2 mm
  • mer. 21Beau temps
    18° / 10°
    0,0 mm
  • jeu. 22Éclaircies
    16° / 9°
    0,1 mm
  • ven. 23Beau temps
    18° / 14°
    0,1 mm

Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.

Nos conseils pour la visite

  • Prévoyez chapeau, eau et crème solaire : il y a peu d’ombre sur les gradins.
  • Portez des chaussures stables, car les marches de pierre sont irrégulières.
  • Consultez le calendrier des spectacles : corridas, courses camarguaises et concerts peuvent modifier l’accès.
  • Gardez du temps pour les autres monuments romains d’Arles, tous proches à pied.

Où dormir à proximité

Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.

En images

Gradins et arcades de l'amphithéâtre d'Arles, avec le clocher de l'église Notre-Dame-de-la-Major
Gradins et arcades de l’amphithéâtre d’Arles, avec le clocher de l’église Notre-Dame-de-la-Major — Jean-Pol GRANDMONT, CC BY 4.0
Côté sud-ouest extérieur des arènes d'Arles, avec l'église du couvent des Cordeliers
Côté sud-ouest extérieur des arènes d’Arles, avec l’église du couvent des Cordeliers — Jean-Pol GRANDMONT, CC BY 4.0
Arcades des arènes d'Arles vues depuis l'intérieur de l'amphithéâtre
Arcades des arènes d’Arles vues depuis l’intérieur de l’amphithéâtre — Jean-Pol GRANDMONT, CC BY 4.0
Galeries de pierre et arcades à l'intérieur de l'amphithéâtre romain d'Arles
Galeries de pierre et arcades à l’intérieur de l’amphithéâtre romain d’Arles — Johan Allard, CC BY-SA 4.0

Questions fréquentes

Quel âge ont les arènes d’Arles ?

L’amphithéâtre date des années 80-90 de notre ère, sous le règne de l’empereur Domitien. Il a donc près de deux mille ans. Il pouvait accueillir environ 25 000 spectateurs pour des combats de gladiateurs et des chasses, et reste l’un des monuments romains les mieux conservés de la ville.

Peut-on encore assister à des spectacles dans les arènes ?

Oui. L’amphithéâtre sert encore à des corridas, des courses camarguaises, des représentations théâtrales et des concerts. En été, des animations consacrées aux gladiateurs sont également proposées. Consultez le programme avant de venir : certains jours de spectacle, la visite peut être restreinte.

Les arènes d’Arles sont-elles classées à l’UNESCO ?

Oui : l’amphithéâtre figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981, avec d’autres monuments romains et romans de la ville. Il bénéficie aussi d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1840, obtenu grâce à Prosper Mérimée, alors inspecteur des monuments.

Quelle différence avec les arènes de Nîmes ?

Les deux monuments se ressemblent beaucoup : même plan elliptique, mêmes arcades sur deux niveaux. Les arènes d’Arles sont un peu plus longues, avec 136 mètres, mais celles de Nîmes sont mieux conservées, car leur étage supérieur, l’attique, subsiste encore, contrairement à Arles.

Sources : Wikipédia : Arènes d'Arles (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q181189 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

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