Les deux entrées
Au pied de la butte, deux entrées orientées vers le sud-est donnent sur les couloirs. Une modeste façade de pierres s’intercale entre elles : elle date de la seconde étape de construction, quand le tumulus a été élargi.

Un monticule de pierres et d’herbe près de Saint-Nazaire, tombe néolithique bâtie il y a plus de 6 500 ans.
À quelques kilomètres à l’ouest de Saint-Nazaire, le tumulus de Dissignac se dresse sur une butte, la Bosse de la Prière. Ce monument funéraire, édifié entre 4 700 et 4 500 avant notre ère, est le plus ancien monument mégalithique du département. Sous un monticule de pierres et de terre, deux couloirs mènent à deux chambres funéraires. Propriété de l’État, il ne se visite qu’à des périodes précises, qu’il faut vérifier avant de venir.
Dissignac est d’abord un monument très ancien. L’architecture, les gravures et le mobilier le situent entre 4 700 et 4 500 avant notre ère : c’est le plus ancien monument mégalithique du département. Il date de la même époque que le Grand menhir brisé de Locmariaquer et précède d’environ 2 000 ans la première pyramide d’Égypte, celle de Djéser. Le tumulus est classé monument historique depuis 1889 et appartient à l’État.
Le tumulus est un monticule de pierres et de terre, un cairn haut de 3,20 mètres et large de 21 mètres, qui recouvre les blocs mégalithiques. On ne les voit qu’aux entrées, tournées vers le sud-est, et à l’intérieur. Deux couloirs parallèles d’environ 11 mètres conduisent chacun à une chambre funéraire : l’une, la plus grande, est semi-circulaire, l’autre rectangulaire. Trois enceintes concentriques, de gneiss, de granite et de quartz, puis de moellons, entourent l’ensemble.
Les fouilles des années 1970 et 1980 ont montré que le monument a été bâti en deux étapes rapprochées. Il ne dépassait d’abord pas 17 mètres de diamètre ; on a ensuite ajouté deux enceintes et allongé chaque couloir de 4 mètres. Dans la petite chambre, une dalle de plafond porte des gravures piquetées : haches, crosses et une grande « hache-charrue », proches de celles de mégalithes du Morbihan, comme la Table des Marchands à Locmariaquer.
Au pied de la butte, deux entrées orientées vers le sud-est donnent sur les couloirs. Une modeste façade de pierres s’intercale entre elles : elle date de la seconde étape de construction, quand le tumulus a été élargi.
La plus grande chambre est semi-circulaire ; ses murs alternent dalles de granite et d’amphibolite, signe d’un souci d’esthétique. La seconde est rectangulaire. Les dalles viennent du littoral, à au moins 4 kilomètres, et aucune ne dépasse cinq tonnes.
Au plafond de la petite chambre, un bloc de granite ramassé sur la côte a été poli, puis gravé par piquetage de haches, de crosses et d’une grande « hache-charrue ». L’une des haches était d’abord une crosse. Renseignez-vous sur les conditions d’accès à l’intérieur.
Trois murs concentriques ceinturent les chambres : le premier, haut de 2 mètres, est fait de gneiss local, le deuxième de blocs dressés de granite et de quartz, le troisième de moellons. De l’argile tassée les épaule, et de la pierraille remplit l’espace entre eux.
Le tumulus se trouve à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, sur une butte nommée la Bosse de la Prière, à environ 6 kilomètres à l’ouest du centre-ville. Il se situe près d’une route de campagne, la route de Dissignac, à environ 3 kilomètres du littoral le plus proche, vers les plages de Porcé et de Trébézy. Saint-Marc-sur-Mer est à 4 kilomètres au sud. On s’y rend en voiture.
D’après les informations disponibles, le tumulus n’est accessible qu’en juillet et en août, ainsi que lors des Journées européennes du patrimoine, en septembre. Ces mois sont aussi les plus doux et les plus secs : de 21 à 23 °C l’après-midi, environ 230 heures de soleil en été, 33 à 47 mm de pluie. Vérifiez les dates avant de venir.
Mois conseillésValeur : température maximale moyenne
Le meilleur moment : Dans la lumière du matin ou de la fin d’après-midi, pour photographier la butte et ses entrées ; vérifiez d’abord les créneaux de visite.
Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), stations Pte De Chemoulin (4 km), St Nazaire-Montoir (11 km).
Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.
Camping · à 1,1 km
Hôtel · Saint-Nazaire · à 1,3 km
Hôtel · à 1,7 km
★★ Camping · Pornichet · à 1,9 km
★★★★ Camping · à 3 km
Camping · à 4 km
Camping · Pornichet · à 4 km
★★ Hôtel · Pornichet · à 4 km
★★★ Hôtel · Pornichet · à 4 km
Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.




C’est un monument funéraire néolithique, couvert d’un monticule de pierres et de terre, à Saint-Nazaire. Il comprend deux chambres funéraires desservies par deux couloirs. Il date d’entre 4 700 et 4 500 avant notre ère : c’est le plus ancien monument mégalithique du département.
D’après les informations disponibles, le tumulus, propriété de l’État, n’est accessible qu’en juillet et en août, ainsi que lors des Journées européennes du patrimoine. Les dates, les horaires et les modalités peuvent évoluer : consultez le site officiel avant de venir, et ne comptez pas sur une visite hors de ces périodes.
En deux étapes rapprochées. D’abord un tumulus de 17 mètres de diamètre au plus, avec des couloirs de 7 mètres ; puis deux enceintes supplémentaires, des couloirs prolongés de 4 mètres et un diamètre final de 21 mètres. Les dalles des chambres, venues du littoral à au moins 4 kilomètres, pèsent moins de cinq tonnes chacune.
Sur la dalle de plafond de la petite chambre, on distingue des haches triangulaires, des crosses et une grande « hache-charrue », gravées par piquetage. Ces motifs et leur style rappellent ceux de mégalithes voisins du Morbihan, comme la Table des Marchands à Locmariaquer ou Kercado à Carnac.
Une première fouille expéditive a eu lieu en 1873, menée par A. Martin et R. Kerviler, sans que le mobilier ait été conservé. Plusieurs campagnes ont suivi dans les années 1970 et 1980, notamment sous la direction de Jean L’Helgouach. Elles ont permis d’étudier la structure et de retrouver des poteries et des outils de pierre.
Sources : Wikipédia : Tumulus de Dissignac (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q2459723 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

Larmor-Baden (56)
Sur une île du golfe du Morbihan, un tertre de pierres cache un couloir dont les parois sont couvertes de gravures néolithiques.
à 57 km
Locmariaquer (56)
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Carnac (56)
Des milliers de blocs de granite dressés en longues files dans la campagne bretonne, à deux pas de l’océan.
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Erdeven (56)
Plus d’un millier de menhirs étirés sur près de trois kilomètres, entre landes, sous-bois et prairies du Morbihan.
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