Jublains a une particularité rare : la faible urbanisation du village a préservé une grande part de la ville antique, qui forme aujourd’hui une véritable réserve archéologique. Les Romains y ont trouvé un village établi au pied d’un temple en bois, sanctuaire du peuple des Diablintes. Ils ont créé Noviodunum, chef-lieu de la cité, reconstruit le temple en pierre et doté la ville de thermes, d’un théâtre et d’un forum.
La ville a été organisée selon un réseau de rues perpendiculaires dans la seconde moitié du Ier siècle. Son nom gaulois, novio dunum, signifie « nouvelle forteresse ». Vers l’an 400, c’est le nom du peuple, les Diablintes, qui désigne la cité elle-même, et il survit dans le gentilé des habitants. Ces strates de noms et de vestiges font de Jublains un lieu où l’on lit facilement la continuité entre Gaule indépendante, Rome et Moyen Âge.
Depuis les années 1980, la commune et le département de la Mayenne valorisent ce patrimoine : l’église a été surélevée pour permettre l’accès aux thermes, des terrains ont été rachetés afin de poursuivre les fouilles, et un aménagement paysager rend la ville antique plus lisible. Le musée archéologique, ouvert en 1995, complète la visite avec des pièces de verrerie et de poterie remarquables.