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Squelette sur le site de fouilles archéologiques de la place de la Cathédrale à Colmar (Haut-Rhin, France)

Tombes de chefs germaniques du Ve siècle découvertes près de Colmar

Photo : Gzen92, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

FrancePar la rédaction d’Archéo-Logis4 min de lecture

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Des archéologues de l’Inrap ont mis au jour, près de Colmar, dans le nord-est de la France, une petite nécropole du Ve siècle renfermant les sépultures de deux chefs germaniques accompagnés de deux chevaux. Ces tombes, datées d’environ 450 à 500 après J.-C., éclairent la période de transition qui suit la chute de l’Empire romain d’Occident. La découverte est rapportée par Live Science, qui reprend un communiqué de l’institut daté du 6 novembre.

Un site né à l’époque gallo-romaine

Avant d’accueillir une nécropole germanique, le terrain fouillé porte les traces d’un village gallo-romain occupé du Ier au IIIe siècle. Les archéologues y ont dégagé plusieurs maisons antiques, des foyers, des puits et des zones artisanales, selon l’Inrap.

Ce passé romain rend le lieu particulièrement précieux. Il montre comment un habitat installé sous l’Empire a été relayé, plusieurs siècles plus tard, par des groupes funéraires issus d’un tout autre monde, ce qui permet de suivre la transformation des paysages et des communautés sur la frontière du Rhin.

Une nécropole du Ve siècle rarement documentée

La nécropole a été utilisée entre environ 450 et 500 après J.-C. Elle compte onze tombes d’adultes, trois tombes d’enfants et deux sépultures de chevaux, un ensemble qui offre une vue assez complète d’une communauté sur quelques décennies.

Cette période est cruciale en Europe occidentale, marquée par l’effondrement de l’autorité romaine et par les mouvements de peuples germaniques, notamment les Goths et les Vandales qui ont occupé Rome au Ve siècle. Peu de cimetières de cette époque ont été fouillés dans la région, ce qui donne au site une valeur scientifique particulière.

Des sépultures féminines au statut élevé

Dans deux tombes de femmes, les fouilleurs ont trouvé des fibules en forme d’oiseau en argent, des colliers de perles de verre et un peigne en os. Ces objets suggèrent que ces femmes appartenaient à un milieu social élevé.

Le mobilier funéraire permet d’esquisser la hiérarchie interne de la communauté. Les parures et les objets de toilette placés dans les tombes révèlent des identités sociales bien distinctes, au sein d’un même groupe enterré sur le même site.

Armes et chevaux des chefs guerriers

Les tombes les plus remarquables sont celles de deux hommes, dotés d’un mobilier de grande qualité : une épée dont le fourreau en bois est partiellement conservé, un bouclier, un javelot et un scramasaxe, court sabre typique des Germains, orné d’un accessoire en or et grenat.

Selon les archéologues, ces armes sont caractéristiques des sépultures de chefs germaniques ou de mercenaires. Deux chevaux, enterrés à proximité avec leurs harnais, complètent ce tableau de prestige militaire, le cheval étant à la fois un signe de rang et un outil de combat.

Des blessures qui racontent des combats

L’étude des ossements apporte des indices supplémentaires. Deux individus présentent des coups de poignard sans trace de cicatrisation, ce qui suggère une mort rapide et violente. Un autre homme a le genou droit ankylosé, c’est-à-dire les os fusionnés, un état qui résulte souvent d’une blessure mal soignée.

Les archéologues pensent que ces objets ne servaient pas seulement à l’apparat. Des analyses complémentaires des squelettes sont prévues pour vérifier si ces lésions ont bien été subies lors de conflits, ce qui renforcerait l’image de guerriers d’élite.

Un site clé pour comprendre la chute de Rome

La chute de l’Empire romain d’Occident a longtemps fait débat chez les historiens. Peu de sites germaniques du Ve siècle ont été fouillés, et celui de Colmar apporte donc des données rares sur les bouleversements politiques et sociaux qui ont touché les communautés situées aux marges de l’Empire.

Pour ceux qui souhaitent approfondir ce sujet, les collections archéologiques alsaciennes et les sites mérovingiens de la région offrent des points de comparaison utiles pour replacer cette découverte dans son contexte.

Questions fréquentes

Où ont été découvertes les tombes de chefs germaniques ?

Les tombes ont été découvertes près de la ville de Colmar, dans le nord-est de la France, à quelques kilomètres seulement du Rhin, qui sert de frontière avec l’Allemagne. Les fouilles ont été menées par l’Inrap.

Quand ces sépultures ont-elles été utilisées ?

La nécropole a été utilisée d’environ 450 à 500 après J.-C. Cette période correspond au Ve siècle, au moment où l’Empire romain d’Occident s’effondre.

Qu’a-t-on trouvé dans les tombes des guerriers ?

Les deux tombes masculines contenaient une épée, un bouclier, un javelot et un scramasaxe orné d’or et de grenat. Deux chevaux harnachés ont aussi été enterrés à proximité.

Pourquoi ces découvertes sont-elles importantes ?

Peu de cimetières germaniques du Ve siècle ont été fouillés. Ce site apporte donc des informations rares sur les bouleversements liés à la chute de l’Empire romain et sur les communautés situées aux marges de l’Empire.

Sources

Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.

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