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Cimetière Mosaisk Nordre Begravelsesplads à Copenhague, au Danemark, avec ses pierres tombales

Copenhague : plus de 1 000 tombes du XIXe siècle fouillées à Hans Tavsens Park

Photo : Ramblersen, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

MondePar la rédaction d’Archéo-Logis4 min de lecture

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Les tombes de plus de 1 000 personnes ont été dégagées dans Hans Tavsens Park, à Copenhague, au Danemark. Ce cimetière du XIXe siècle accueillait les habitants les plus pauvres de la capitale, notamment ceux morts lors de l’épidémie de choléra de 1853. Selon le quotidien The Copenhagen Post, relayé par le magazine Archaeology, la découverte ouvre une étude sur la santé de cette population urbaine. Le cimetière cristallise aujourd’hui l’attention des archéologues comme des chercheurs en santé publique.

Un cimetière des plus modestes au cœur de la ville

Selon le magazine Archaeology, qui reprend une information publiée par The Copenhagen Post, les sépultures de plus de 1 000 personnes ont été mises au jour dans Hans Tavsens Park, à Copenhague. Au XIXe siècle, ce lieu servait de dernière demeure aux plus pauvres habitants de la capitale danoise, c’est-à-dire aux couches populaires les moins documentées par les archives écrites.

À cette époque, la croissance rapide de Copenhague entraînait une forte densification des quartiers ouvriers, avec des logements surpeuplés et des conditions d’hygiène précaires. Les défunts de ces milieux étaient le plus souvent inhumés sans monument ni stèle, ce qui rend leurs tombes particulièrement difficiles à localiser sans fouille. Le dégagement d’un ensemble aussi vaste constitue ainsi une source directe sur des populations que les registres ne décrivent que de manière partielle.

Les victimes du choléra de 1853

Parmi les défunts figurent les personnes mortes pendant l’épidémie de choléra de 1853, précise la source. Le choléra est une maladie infectieuse diarrhéique provoquée par une bactérie, Vibrio cholerae, qui se transmet principalement par l’eau et les aliments contaminés. Il a frappé à plusieurs reprises les villes européennes au XIXe siècle, en lien avec l’insalubrité des quartiers et le manque de réseaux d’assainissement.

Pour les historiens, ces inhumations forment un ensemble dont la date est bien établie par le contexte épidémique. Elles permettent d’envisager la manière dont la ville a absorbé une crise sanitaire majeure, en confrontant les tombes aux données démographiques conservées pour la capitale. Un tel rapprochement entre sources archéologiques et archives reste rare pour des défunts issus des milieux les plus modestes.

Le sort des ossements et l’étude en cours

Toujours d’après Archaeology, une partie des restes sera réinhumée dans le parc avant que le réaménagement du secteur ne soit achevé. La majeure partie du matériel osseux sera en revanche conservée à l’université de Copenhague, où elle pourra être étudiée sur la durée.

Un échantillon de ces restes doit être analysé afin d’obtenir des informations sur l’état de santé de la population. Ce type de recherche relève de l’anthropologie biologique, qui examine os et dents pour repérer les maladies, les carences nutritionnelles et les traumatismes. Les résultats pourront ainsi éclairer les conditions réelles de vie des habitants, au-delà de ce que disent les textes officiels.

Ce que la fouille apporte à l’histoire urbaine

L’archéologie funéraire urbaine permet de confronter les données démographiques et les archives municipales à la réalité biologique des habitants. Elle met en lumière les inégalités d’accès à la nourriture, au logement et aux soins au sein d’une même ville, un enjeu central pour comprendre l’histoire sociale de l’industrialisation.

La fouille de Hans Tavsens Park rejoint d’autres travaux menés sur les populations de Copenhague. La même source rappelle les recherches consacrées à la santé et à l’alimentation des habitants à la fin du XVIIe siècle, qui montrent la continuité de ces questions sur plusieurs siècles. Ces comparaisons diachroniques permettent de suivre l’évolution des conditions de vie dans la capitale danoise.

Un site à découvrir et des pistes pour aller plus loin

Le site étant en cours de réaménagement, il n’est pas ouvert à la visite de fouille, mais les résultats seront progressivement publiés par les équipes scientifiques. Pour approfondir la question des cimetières urbains et de l’épidémie de choléra, les collections des musées d’histoire de Copenhague et les travaux universitaires consacrés à la santé publique au XIXe siècle offrent des repères utiles.

Le cas danois s’inscrit dans un mouvement plus large : partout en Europe, les fouilles de cimetières de la période industrielle se multiplient à l’occasion de travaux urbains, et renouvellent la connaissance des populations ouvrières longtemps restées invisibles.

Questions fréquentes

Où se trouve le cimetière découvert à Copenhague ?

Le cimetière a été fouillé dans Hans Tavsens Park, à Copenhague, au Danemark. Il accueillait les habitants les plus pauvres de la ville au XIXe siècle. Le site fait l’objet d’un réaménagement urbain.

Pourquoi ce cimetière est-il important ?

Il contient les tombes de plus de 1 000 personnes, dont des victimes de l’épidémie de choléra de 1853. Il renseigne sur les conditions de vie des classes populaires urbaines. Les restes seront étudiés pour mieux connaître la santé de cette population.

Que deviendront les ossements retrouvés ?

Certains restes seront réinhumés dans le parc avant la fin des travaux d’aménagement. La plus grande partie sera conservée à l’université de Copenhague. Un échantillon fera l’objet d’analyses sur la santé des défunts.

Qu’est-ce que le choléra au XIXe siècle ?

Le choléra est une maladie infectieuse diarrhéique, provoquée par une bactérie qui se propage par l’eau contaminée. Elle a touché plusieurs villes européennes au XIXe siècle. Son expansion était liée au manque d’assainissement.

Sources

Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.

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