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Patère de la nécropole de Tomis (Constanța, Roumanie), IIe siècle de notre ère, musée d’Histoire et d’Archéologie de Constanța

Sarcophage romain d’enfant avec jouets découvert à Tomis (Roumanie)

Photo : Laci3, CC0, Wikimedia Commons

MondePar la rédaction d’Archéo-Logis4 min de lecture

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Un sarcophage romain d’enfant vieux d’environ 1 800 ans, resté scellé avec ses jouets à l’intérieur, a été découvert à Tomis, l’actuelle Constanța, en Roumanie. Mis au jour lors d’une fouille préventive menée par les archéologues du musée national d’Histoire et d’Archéologie de Constanța, ce sarcophage est le premier bien conservé d’enfant retrouvé sur le site. Son contenu, ouvert le 27 octobre, offre un aperçu rare de la vie et des rites funéraires d’une famille aisée de l’Empire romain.

Une découverte lors d’une fouille préventive

Le sarcophage a été découvert la semaine précédant l’ouverture, à la limite septentrionale de la nécropole romaine de Tomis, une zone utilisée aux IIe et IIIe siècles de notre ère. La fouille était préventive, c’est-à-dire réalisée avant la construction d’un chantier, afin de sauver les vestiges menacés par les travaux.

L’ensemble, intact, a été dégagé dans sa totalité puis transporté au musée pour être ouvert et examiné dans des conditions contrôlées. Les fermoirs en plomb et le mortier qui scellaient le couvercle ont permis de préserver l’état initial de la sépulture, sans perturbation ni pillage.

Pour les archéologues, la mise en place d’un tel sarcophage intact est une situation peu fréquente. Chaque élément, du couvercle aux offrandes, doit être relevé avec soin afin de restituer la chronologie exacte de la sépulture et son contexte dans la nécropole.

Tomis, port romain de la mer Noire

Tomis a été fondée au VIe siècle avant notre ère par des colons grecs venus de Milet. Son port sur la mer Noire et sa liaison directe avec le Danube en faisaient un lieu de commerce privilégié, mais la ville ne prit son essor qu’après son annexion par Rome en 29 avant notre ère.

Le poète Ovide, exilé dans cette cité par Auguste en 8 de notre ère, déplorait son caractère reculé. Elle devint pourtant l’une des principales places romaines de la mer Noire, puis la capitale de la province de Scythie Mineure au IIIe siècle.

Aujourd’hui située à Constanța, sur le littoral roumain, la cité antique conserve ses nécropoles, dont les découvertes successives renouvellent la connaissance de la population romaine et grecque installée sur ce rivage.

Un cercueil de bois et des offrandes florales

Le couvercle levé le mardi 27 octobre a révélé les restes squelettiques d’un jeune enfant ainsi que des matières organiques exceptionnellement conservées. Un cercueil intérieur en bois, un linceul et des offrandes florales, notamment des feuilles pliées en petits paquets, ont traversé les siècles.

Le cercueil est si bien préservé que ses panneaux latéraux conservent encore leurs assemblages à queue d’aronde, ces jointures en forme de queue d’hirondelle typiques de la menuiserie antique. Ce détail témoigne de la qualité du travail et de la rareté d’un bois conservé dans un tel état.

La conservation des matières périssables, normalement disparues en terre, constitue l’un des intérêts majeurs de cette sépulture pour l’étude des gestes funéraires.

Jouets, bijoux et monnaies dans la tombe

L’enfant reposait avec plusieurs objets en bronze, des pièces de monnaie et deux jouets en argile : un cheval monté sur roues et un hochet en forme de coq. Les deux jouets conservent des décors et des détails peints en surface. Le hochet contient encore de petits objets qui résonnent lorsqu’on le secoue.

Le petit défunt portait des bracelets en bronze et un collier orné de deux bulles, des pendentifs portés habituellement par les garçons romains. Le sexe ne pourra toutefois être établi qu’après un examen approfondi des ossements, de même que l’âge exact.

Les monnaies, objets de bronze et jouets forment un ensemble cohérent qui permettra de dater plus précisément la sépulture.

Ce que révèle cette sépulture

La qualité du sarcophage et la richesse du mobilier funéraire indiquent que l’enfant appartenait à une famille disposant de moyens. Les hochets et les jouets, plus adaptés à un très jeune enfant, suggèrent un âge inférieur aux quatre ou cinq ans que laisse supposer la taille du sarcophage.

Ce type de découverte éclaire les pratiques funéraires de l’époque romaine, où les enfants défunts recevaient des offrandes et des objets personnels, témoins de l’affection portée à ces jeunes vies. Les analyses osseuses à venir devront préciser ces hypothèses.

Pour les visiteurs, les objets issus de cette fouille pourront être présentés au musée de Constanța, où se trouve la sépulture, et illustrer la vie quotidienne des habitants de Tomis.

Questions fréquentes

Où a été découvert le sarcophage romain d’enfant avec jouets ?

Le sarcophage a été découvert à Tomis, aujourd’hui Constanța, en Roumanie, à la limite nord de la nécropole romaine. Il a été mis au jour lors d’une fouille préventive avant travaux.

Quels jouets ont été trouvés dans le sarcophage ?

On y a trouvé deux jouets en argile : un cheval monté sur roues et un hochet en forme de coq, dont les décors peints sont conservés. Le hochet contient encore de petits objets qui font du bruit.

Le sarcophage était-il celui d’un garçon ou d’une fille ?

Le sexe n’a pas encore été déterminé. Les bulles portées au cou étaient habituellement réservées aux garçons romains, mais l’examen des ossements devra confirmer cette indication.

Pourquoi Tomis était-elle importante à l’époque romaine ?

Grâce à son port sur la mer Noire et à sa liaison avec le Danube, Tomis est devenue après son annexion par Rome un grand centre commercial, puis la capitale de la Scythie Mineure au IIIe siècle.

Sources

Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.

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