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Musée de Néandertal à Mettmann, Allemagne, présentant des vestiges de Néandertaliens

Des os de main de Néandertal découverts dans la grotte d’Abauntz, en Espagne

Photo : Einsamer Schütze, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

MondePar la rédaction d’Archéo-Logis4 min de lecture

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Des os de main de Néandertal bien conservés, contenant encore du collagène, ont été extraits de la grotte d’Abauntz, en Navarre, dans le nord de l’Espagne. Datés au radiocarbone d’environ 46 000 ans, ces restes appartenaient à un homme et ouvrent une nouvelle fenêtre sur les dernières populations néandertaliennes d’Europe.

Une découverte exceptionnelle en Navarre

Selon Archaeology Magazine, qui s’appuie sur un reportage du site IFL Science, des restes de la main d’un Néandertalien ont été récupérés dans la grotte d’Abauntz, située en Navarre. Ce qui retient l’attention des spécialistes est leur état de conservation : les os renferment encore du collagène, une protéine fibreuse qui se dégrade généralement très vite après la mort de l’individu.

La présence de cette matière organique est précieuse à double titre. Elle permet de réaliser des datations radiocarbone fiables, fixées ici à environ 46 000 ans, et d’espérer des analyses génétiques sur des individus dont l’ADN se conserve rarement dans les sédiments européens. Pour la préhistoire ancienne, chaque os bien préservé constitue une source d’information rare et précieuse.

Un site placé sur une route naturelle

La position géographique de la cavité explique l’intérêt porté au site. Selon les chercheurs Andión Arteaga, de l’université de Varsovie et de l’Institut catalan de paléoécologie humaine et d’évolution sociale, ainsi que Mikel Arlegi, du Musée de l’Homme, la grotte se situe le long d’un corridor naturel reliant les deux versants des Pyrénées.

Ce passage a pu servir de voie de circulation aux groupes néandertaliens tardifs, qui devaient se déplacer au gré des ressources et du climat. Étudier Abauntz permet donc de comprendre comment ces populations parcouraient la région et comment elles entraient, ou non, en contact les unes avec les autres. Le relief pyrénéen, à la fois barrière et couloir, rend ce type de question particulièrement passionnant pour les préhistoriens.

Ce que révèlent les premières analyses

Une analyse génétique préliminaire, menée sur un échantillon des ossements, indique qu’ils proviennent d’un Néandertalien de sexe masculin. Les marques relevées sur les restes suggèrent par ailleurs qu’un petit carnivore a rongé ces os après la mort de l’individu. Ce type d’indice relève de la taphonomie, l’étude des processus qui modifient les restes entre la mort et la découverte archéologique.

Ces observations restent provisoires, mais elles illustrent la complémentarité entre l’anthropologie, la zooarchéologie et la génétique. Chacune de ces disciplines apporte une pièce du puzzle : l’identité de l’individu, les conditions de son abandon et la façon dont son corps a été transformé après sa mort.

La diversité des Néandertaliens en question

L’enjeu scientifique dépasse le seul individu. Les chercheurs rappellent que plusieurs lignées néandertaliennes ont pu coexister en Europe durant cette phase tardive de leur histoire. Comprendre cette diversité est un débat central pour saisir comment et pourquoi ces populations ont fini par disparaître, alors que Homo sapiens se répandait sur le continent.

Le génome de ces restes devrait apporter des éléments sur la parenté entre les groupes installés de part et d’autre des Pyrénées. Si les analyses confirment des liens ou au contraire des séparations nettes, elles affineront notre vision des dernières populations néandertaliennes et de leurs échanges à travers l’Europe occidentale.

Pour aller plus loin

Les lecteurs souhaitant approfondir le sujet peuvent consulter l’article d’Archaeology Magazine consacré à l’audition des Néandertaliens, qui replace ces populations dans leur environnement sonore et biologique. Ce dossier montre à quel point les recherches récentes renouvellent l’image de ces humains disparus.

Les sites néandertaliens des Pyrénées et du nord de l’Espagne offrent par ailleurs de nombreuses occasions de découvrir ce pan de la préhistoire, aussi bien sur le terrain que dans les musées régionaux. Une visite de ces lieux permet de mesurer concrètement les conditions de vie de ces chasseurs-cueilleurs du Paléolithique moyen.

Questions fréquentes

Où a été découverte la main de Néandertal en Espagne ?

Les os ont été découverts dans la grotte d’Abauntz, située en Navarre, dans le nord de l’Espagne. Le site se trouve sur un corridor naturel reliant les deux versants des Pyrénées.

Quel âge ont les os de main néandertaliens d’Abauntz ?

Les restes ont été datés au radiocarbone d’environ 46 000 ans. Ils se rattachent ainsi à la fin de l’histoire des Néandertaliens en Europe.

Comment sait-on que ces os appartenaient à un homme ?

Une analyse génétique préliminaire, réalisée sur un échantillon des ossements, indique qu’ils proviennent d’un Néandertalien de sexe masculin. Ce résultat reste provisoire, en attente d’analyses plus poussées du génome.

Pourquoi le collagène est-il important dans cette découverte ?

Le collagène est une protéine qui se dégrade généralement rapidement après la mort. Sa présence permet des datations radiocarbone fiables et ouvre la voie à des analyses génétiques.

Sources

Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.

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