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Tombes familiales de Bao Zheng à Hefei, Anhui, avec des statues de pierre du ministre des Song du Nord

Australie : restitution à la Chine de deux têtes de statues de la dynastie Song

Photo : Gary Todd from Xinzheng, China, CC0, Wikimedia Commons

MondePar la rédaction d’Archéo-Logis4 min de lecture

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L’Australie a restitué à la Chine les têtes de deux statues de la dynastie Song du Nord, datant de la période 960-1127 apr. J.-C. Ces sculptures, représentant un fonctionnaire civil et un fonctionnaire militaire, avaient été pillées dans des mausolées impériaux proches de Kaifeng, l’ancienne capitale de la Chine centrale. Selon Archaeology Magazine, qui reprend les informations de China Daily, cette restitution marque une étape dans la lutte contre le trafic de biens culturels.

Deux gardiens de pierre venus des tombeaux impériaux

Selon Archaeology Magazine, qui reprend les informations de China Daily, les autorités australiennes ont remis à la Chine les têtes de deux statues datant de la dynastie Song du Nord. Elles représentent respectivement un haut fonctionnaire civil et un officier militaire, deux figures typiques de la cour impériale chinoise, dont l’image accompagnait les dignitaires dans la mort.

Ces sculptures jouaient un rôle funéraire : placées à l’entrée de tombeaux, elles veillaient sur les défunts, dans une tradition où l’au-delà reproduisait l’ordre administratif et militaire du monde des vivants. Leur présence dans des mausolées est un élément clé pour comprendre les pratiques funéraires de l’époque, ainsi que la hiérarchie des fonctions représentées.

Des mausolées de Kaifeng pillés

D’après les informations rapportées, la statue du fonctionnaire civil provient du mausolée de Yongchang, tandis que celle de l’officier militaire provient du mausolée de Yongyu. Ces lieux se situent près de Kaifeng, capitale de la dynastie Song du Nord, ville qui fut un centre politique, commercial et culturel majeur de la Chine médiévale.

Le pillage de tels sites a fait disparaître de nombreux éléments de leur décor funéraire, dispersant les pièces sur le marché de l’art international. Les têtes, détachées de leurs corps, illustrent la fragmentation typique des objets volés, qui rend leur identification et leur reconstitution particulièrement délicates.

Une acquisition en 1995 et une demande de 2025

Selon la même source, la National Gallery of Australia a fait l’acquisition de ces sculptures en 1995. Ce n’est que trente ans plus tard que les autorités chinoises ont formulé leur demande de restitution. L’Administration nationale chinoise du patrimoine culturel a en effet sollicité leur retour en 2025, ce qui a conduit à la remise des pièces à Canberra.

Ce délai illustre la difficulté, pour les États d’origine, de retrouver et d’établir la provenance d’objets sortis de leur territoire il y a plusieurs décennies. Il montre aussi que les musées occidentaux sont de plus en plus appelés à vérifier l’origine de leurs collections d’art asiatique, acquises à une époque où ces questions étaient moins examinées.

Recherche, conservation et mémoire

Pour l’ambassadeur de Chine en Australie, Liu Jinsong, ce retour n’est pas une fin. « Ce n’est pas la fin de leur histoire », a-t-il déclaré, évoquant au contraire un nouveau départ pour la recherche, la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel.

Les têtes restituées pourront désormais être étudiées dans leur contexte d’origine, celui des tombeaux de Kaifeng. Cette réinsertion permettra de préciser la datation, la facture et la place de ces figures dans l’art funéraire Song, en les confrontant aux vestiges encore en place.

Kaifeng, une capitale au bord du fleuve Jaune

Kaifeng occupe une place importante dans l’histoire chinoise. Capitale de la dynastie Song du Nord, la ville a été exposée aux crues du fleuve Jaune, dont les eaux ont façonné son destin. Archaeology Magazine renvoie à son reportage « Bridge to the Past » consacré aux fouilles de la ville, qui revient sur cette relation entre prospérité et calamités.

Pour approfondir ce contexte, les lecteurs peuvent consulter les collections chinoises des grands musées d’art et d’archéologie, ainsi que les publications sur les nécropoles impériales de la dynastie Song, qui permettent de mieux situer ces statues dans leur environnement historique.

Questions fréquentes

Quelle statue l’Australie a-t-elle restituée à la Chine ?

L’Australie a restitué les têtes de deux statues de la dynastie Song du Nord. Elles représentent un fonctionnaire civil et un fonctionnaire militaire. Elles provenaient de tombeaux impériaux proches de Kaifeng.

Où se trouvaient ces statues à l’origine ?

Selon les informations rapportées, la statue civile se trouvait au mausolée de Yongchang et la statue militaire à celui de Yongyu. Ces mausolées se situent près de Kaifeng, ancienne capitale de la dynastie Song du Nord.

Comment ces sculptures ont-elles quitté la Chine ?

Les sculptures ont été pillées dans les mausolées avant d’être acquises par la National Gallery of Australia en 1995. La Chine en a demandé le retour en 2025.

Que va-t-on faire de ces statues restituées ?

Selon l’ambassadeur chinois Liu Jinsong, elles ouvrent une nouvelle phase de recherche, de conservation et de valorisation du patrimoine. Leur étude pourra mieux les replacer dans leur contexte funéraire.

Sources

Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.

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