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Des fragments fossiles mis au jour dans les années 1970 sur le site paléolithique de Xujiayao, dans le nord de la Chine, appartiendraient aux Denisoviens, un groupe d’humains archaïques encore mal connu. Selon les travaux de l’équipe de Qiaomei Fu, de l’Académie chinoise des sciences, ces restes ont été identifiés grâce à l’analyse de leurs protéines, puis comparés à des fossiles néandertaliens, modernes et d’autres homininés. L’étude, publiée dans la revue Nature et relayée par Phys.org et Archaeology Magazine, avance une conclusion qui pourrait élargir l’aire géographique de cette lignée.
Un site chinois livré par les fouilles des années 1970
Le gisement de Xujiayao, situé dans le nord de la Chine, a livré dans les années 1970 un crâne et une mâchoire partiels. Ces vestiges n’avaient pas reçu d’attribution certaine et sont restés longtemps classés sans identification précise. Ils ont retrouvé une actualité grâce à de nouvelles méthodes d’analyse, appliquées plus de cinquante ans après leur découverte.
Le site s’inscrit dans une région où les archéologues cherchent depuis plusieurs décennies à reconstituer les populations humaines du Pléistocène moyen et supérieur. Les fossiles de ce type restent rares, et chaque nouvelle attribution modifie la carte des peuplements anciens, en Asie comme ailleurs. Les collections issues de ces fouilles anciennes constituent aujourd’hui un matériau précieux pour la recherche.
L’apport décisif des protéines anciennes
Selon Archaeology Magazine, l’équipe de Qiaomei Fu a identifié 18 protéines dans les fossiles. Parmi elles figure une variante du collagène que l’on ne retrouve que chez les Denisoviens, et ni chez les Néandertaliens ni chez les humains modernes. Ce marqueur moléculaire a donc permis de trancher là où la morphologie seule laissait place au doute.
Cette approche, appelée paléoprotéomique, exploite les molécules conservées dans les os et les dents. Elle est précieuse lorsque l’ADN a été trop dégradé pour être lu, car les protéines résistent mieux au temps. Elle permet ainsi d’attribuer des restes à un groupe biologique même lorsque le génome n’est plus accessible.
Une morphologie entre héritage ancien et traits néandertaliens
Les chercheurs ont ensuite évalué la forme des fossiles et utilisé des modèles informatiques en trois dimensions pour reconstituer les os. Ces images ont été comparées à celles de Néandertaliens, d’humains modernes et d’autres homininés, ce qui a permis de situer précisément les caractères observés.
D’après l’étude, les Denisoviens combinaient des traits hérités d’hominines ancestraux, des caractères néandertaliens et ceux d’autres espèces humaines plus récentes. Ils auraient eu des crânes bas et relativement plats, aux os épais, des arcades sourcilières proéminentes et des traits du visage aplatis. Cette mosaïque de caractères illustre la diversité des populations archaïques de la fin du Pléistocène.
Une aire de répartition sans doute plus vaste en Asie de l’Est
Les auteurs estiment que les Denisoviens ont vraisemblablement vécu à travers l’Asie de l’Est. Selon eux, d’autres fossiles découverts dans la région pourraient donc appartenir à cette même lignée, ce qui élargit considérablement le champ des recherches.
Cette hypothèse invite à réexaminer des collections anciennes, souvent conservées dans des musées et des instituts chinois, avec les outils désormais disponibles. Elle renforce aussi l’idée d’une diversité des populations archaïques dont les contours restent à préciser, et montre que des restes jugés banals peuvent se révéler décisifs.
Ce que cette découverte change pour la préhistoire
L’identification des restes de Xujiayao montre que des fossiles étudiés depuis un demi-siècle peuvent encore livrer des informations majeures lorsqu’on dispose de nouveaux outils. Elle confirme que la préhistoire humaine est un champ où les attributions se révisent régulièrement, au fil des progrès techniques.
Pour le public, ces avancées trouvent souvent leur place dans les expositions consacrées à la préhistoire asiatique, où les collections d’hominines et d’outils permettent de situer ces découvertes dans leur contexte. Les visiteurs intéressés peuvent ainsi suivre l’évolution des connaissances sur les Denisoviens à travers les musées qui conservent ces témoins.
Questions fréquentes
Qui étaient les Denisoviens ?
Les Denisoviens sont un groupe d’humains archaïques connu surtout par quelques fossiles et par des traces génétiques. Ils ont vécu en Asie et leur morphologie combinait des traits anciens, néandertaliens et plus récents. Leur connaissance repose encore sur peu de vestiges.
Où a été découvert le site de Xujiayao ?
Le site de Xujiayao se trouve dans le nord de la Chine. Les fossiles qui y ont été trouvés dans les années 1970 viennent d’être attribués aux Denisoviens. Il fait partie des gisements clés de la préhistoire asiatique.
Comment identifie-t-on un fossile grâce aux protéines ?
La paléoprotéomique analyse les protéines conservées dans les os et les dents. Certaines variantes sont propres à un groupe biologique, ce qui permet de l’identifier. Cette méthode fonctionne même lorsque l’ADN est trop dégradé.
Les fossiles de Xujiayao étaient-ils connus avant ?
Oui, un crâne et une mâchoire partiels avaient été découverts dans les années 1970 sur ce site. Ils n’avaient pas reçu d’attribution certaine avant cette nouvelle analyse, qui les rattache aux Denisoviens.
Sources
- Denisovan Fossils Identified — Archaeology Magazine
Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.



