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Abri de Cro-Magnon aux Eyzies de Tayac, Dordogne, avec une plaque commémorative sur la découverte de 1868

Lames préhistoriques : pourquoi les chasseurs du Paléolithique les ont-ils tant adoptées ?

Photo : Sémhur, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

FrancePar la rédaction d’Archéo-Logis4 min de lecture

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Les lames de pierre, supports allongés aux bords tranchants, sont devenues omniprésentes dans les industries lithiques du Paléolithique supérieur eurasien. Une conférence programmée au Musée national de Préhistoire des Eyzies, le samedi 6 novembre 2026 à 18h30, propose de revenir sur les raisons de ce succès. Les préhistoriens Foni Le Brun-Ricalens et François Bon doivent y discuter de ces productions laminaires, ainsi que de leurs versions miniatures, les lamelles.

Des supports devenus omniprésents

Parmi les nombreuses productions de pierre taillée qui ponctuent la Préhistoire, les lames occupent une place singulière. Il s’agit d’éclats nettement plus longs que larges, dont les deux bords les plus étendus présentent en général un fil coupant. Leur réussite fut telle qu’on les retrouve dans des contextes très variés, à différentes époques et sur de vastes territoires.

Dans les industries du Paléolithique supérieur eurasien, la lame devient une référence presque constante. Les chercheurs cherchent donc à comprendre deux choses : pourquoi ce type de support a attiré les chasseurs-cueilleurs, et ce que cette préférence révèle sur les plans technique et culturel.

Une notion héritée du XIXe siècle

La lame est repérée et décrite depuis le XIXe siècle, mais son sens reste débattu. La conférence reprend la notion d’« objet lame » forgée par la préhistorienne Nicole Pigeot, qui conduit à voir dans ce support bien davantage qu’un simple outil.

Les définitions examinées lors de la rencontre prennent appui sur les travaux pionniers d’André Leroi-Gourhan et de Jacques Tixier, deux noms majeurs de l’étude des industries de pierre taillée.

Études techniques et chaînes opératoires

Pour appréhender ces productions, les archéologues croisent plusieurs démarches. Les analyses descriptives détaillent la morphologie des supports. L’examen des chaînes opératoires, qui suit pas à pas le parcours du geste depuis le choix du bloc jusqu’à l’abandon de l’objet, permet de restituer la façon dont les lames étaient obtenues.

Les approches économiques viennent compléter ce tableau en s’interrogeant sur le rendement de ces débitages, dont les modalités varient selon les lieux et les époques.

Lames et lamelles : marqueurs de comportements

Lames et lamelles sont des objets mobiles, transportés et réutilisés au gré des déplacements. Elles relèvent à la fois de la vie quotidienne, avec les outils domestiques, et de la chasse, avec les armatures qui équipaient les projectiles. Elles permettent ainsi de suivre des pratiques depuis le lieu d’habitat jusqu’aux espaces parcourus et aux animaux poursuivis.

Selon les organisateurs de la conférence, ces artefacts constituent de précieux indices techno-culturels. Leur étude renseigne également sur les territoires fréquentés, notamment à travers l’origine des matières premières utilisées.

Des lames de pierre aux lames polies

Le sujet ne s’arrête pas à la fin du Paléolithique. Des lames à surface polie, taillées dans des roches résistantes, apparaissent plus tard au sein des premières communautés agro-pastorales du Néolithique. La rencontre propose donc une traversée des temps paléolithiques, antérieure à l’apparition de ces autres lames.

Pour qui visite la Dordogne, cette thématique se prolonge naturellement sur les sites des Eyzies, où affleurent les traces des chasseurs de la fin du Paléolithique.

Voir ces vestiges sur place

Le village des Eyzies rassemble plusieurs sites majeurs pour comprendre les industries du Paléolithique supérieur. L’abri de Cro-Magnon, où furent mis au jour en 1868 les squelettes qui ont donné leur nom à l’homme de Cro-Magnon, associe outils et parures à des restes humains. L’abri Pataud, pour sa part, offre une coupe stratigraphique couvrant des niveaux aurignaciens, gravettiens et solutréens, chacun doté de son outillage propre.

La conférence est gratuite, mais une réservation est conseillée à l’adresse communiquée par le Musée national de Préhistoire.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une lame en préhistoire ?

Une lame est un support de pierre taillée nettement plus long que large, dont les deux bords les plus longs sont en général tranchants. Elle se distingue de l’éclat par cette forme allongée et régulière. Les lames sont très présentes dans les industries du Paléolithique supérieur.

Quelle différence entre une lame et une lamelle ?

La lamelle est une version réduite de la lame, de dimensions plus modestes. Elle sert notamment à fabriquer des armatures de projectiles. Les deux productions sont étudiées ensemble par les chercheurs.

Où assister à la conférence sur les lames préhistoriques ?

La conférence se tient au Musée national de Préhistoire, 1 rue du musée, aux Eyzies, le samedi 6 novembre 2026 à 18h30. La réservation gratuite est conseillée sur le site du musée.

Pourquoi les lames sont-elles importantes pour les archéologues ?

Elles sont de bons marqueurs techno-culturels, qui aident à identifier les traditions techniques d’un groupe. Leurs matières premières renseignent aussi sur les territoires fréquentés par les chasseurs-cueilleurs.

Sources

Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.

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