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Maquette des thermes de Cluny dans une vitrine, avec ses toits de tuiles et ses voûtes
  • Gaule romaine
  • Monument historique

Thermes de Cluny, Paris

Dans le Quartier latin, la salle froide d’anciens thermes de Lutèce, couverte d’une voûte de 14,50 mètres, à l’intérieur du musée de Cluny.

Photo : anonymous, CC BY 2.5

Au cœur du Quartier latin, à Paris, les thermes de Cluny conservent un fragment impressionnant de la Lutèce romaine. Construits autour de l’an 100, ils ne forment plus qu’une petite partie d’un complexe bien plus vaste, qui couvrait sans doute plusieurs hectares. Leur salle froide, le frigidarium, a gardé sa voûte d’origine, haute de 14,50 mètres. Intégrés au musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, ces vestiges ont successivement servi de palais, de granges, d’écuries, puis de musée.

  • Par temps de pluie
  • Passionnés d’histoire
  • En couple
  • En famille

Pourquoi ce site est remarquable

Ces bains occupaient un emplacement de choix, sur la berge sud du fleuve, au carrefour des deux grands axes de Lutèce, le cardo et le decumanus. Le nom de Cluny, hérité des abbés qui s’y sont installés au Moyen Âge, s’est imposé, même si l’on parle aussi de thermes du Nord. Ce que l’on voit aujourd’hui n’est qu’un reste d’un édifice bien plus grand. Les bâtisseurs ont tiré parti de la pente de la colline : la partie sud était chauffée par le sol, la partie nord ne l’était pas.

Le frigidarium est la pièce la plus spectaculaire, et la seule à avoir gardé sa couverture d’origine. Sa voûte d’arêtes culmine à 14,50 mètres, ce qui en fait l’une des plus hautes voûtes romaines encore debout en Occident. Les murs alternent briques et petits moellons, une technique appelée opus vittatum mixtum. Des restes de pigment bleu ont été repérés récemment sur la voûte, et de l’ocre rouge sur les parois, signes d’un décor coloré.

L’édifice a connu de nombreux réemplois. Au VIe siècle, le poète Venance Fortunat y voit un vaste palais où réside le roi Childebert Ier. Philippe Auguste l’offre en 1218 à son chambellan, puis les abbés de Cluny l’achètent en 1340. Les fouilles du XIXe siècle dégagent ensuite les ruines. En 1843, la Ville les cède à l’État, qui les associe au musée de Cluny, consacré au Moyen Âge.

Ce qu’il y a à découvrir

Le frigidarium et sa voûte d’arêtes

La salle froide est le cœur de la visite. Sa voûte, haute de 14,50 mètres, est restée en place depuis l’Antiquité. Un bassin, autrefois rempli d’eau froide, occupe la partie nord de la salle et conserve son système d’évacuation.

Le musée national du Moyen Âge

Les thermes font partie du musée de Cluny, logé dans la demeure que les abbés de Cluny ont fait construire entre 1485 et 1510. Le musée est connu pour ses tapisseries de La Dame à la licorne et ses riches collections médiévales.

Les caldariums et les murs extérieurs

Deux salles chaudes bordent le boulevard Saint-Michel et la rue Du Sommerard. Ruinées en partie depuis le XVIIIe siècle, elles gardent leur appareil d’origine, fait de petites pierres carrées et de rangs de briques. On aperçoit certains murs depuis la rue, à travers les grilles.

Le circuit de l’eau

L’eau venait de Wissous, localité située plus au sud, grâce à un aqueduc passant par Arcueil. La canalisation débitait environ 2 000 m³ par jour. Un égout ceinturait les thermes pour évacuer les eaux usées.

Le saviez-vous ?

  1. La voûte du frigidarium, haute de 14,50 mètres, compte parmi les plus hautes voûtes romaines encore en élévation en Occident.
  2. Pour bâtir son enceinte autour de Paris, le roi Philippe Auguste a réutilisé certaines parties des thermes.
  3. En 1691, la grande salle servait d’écurie et de remise pour les diligences à destination de Chartres et de Laval ; un loueur de carrosses s’y est ensuite installé.
  4. Pour récupérer la salle froide, l’État a résilié en 1819 le bail d’un tonnelier moyennant une indemnité de 26 000 livres.
  5. Un aqueduc acheminait l’eau depuis Wissous, au sud, à raison d’environ 2 000 m³ par jour.

Situation

Les thermes de Cluny se trouvent à Paris, dans le 5e arrondissement, au cœur du Quartier latin, au sud du fleuve. Ils s’étendent entre le boulevard Saint-Michel et la rue Du Sommerard, contre le bâtiment médiéval qui abrite le musée national du Moyen Âge. Le site se rejoint facilement à pied ou en transports en commun, notamment par les stations Cluny-La Sorbonne et Saint-Michel.

Quand venir

La visite se déroule surtout à l’intérieur, au musée : elle convient par tous les temps, et notamment les jours de pluie, qui vont de 7 à 12 par mois à Paris. D’avril à juin et en septembre-octobre, les après-midi sont agréables, de 17 à 24 °C environ, ce qui permet de flâner dans le Quartier latin.

  • Janv8°
  • Févr10°
  • Mars14°
  • Avr18° : conseillé
  • Mai21° : conseillé
  • Juin24° : conseillé
  • Juil26°
  • Août26°
  • Sept23° : conseillé
  • Oct18° : conseillé
  • Nov12°
  • Déc9°

Mois conseillésValeur : température maximale moyenne

Le meilleur moment : Venez en dehors des heures de pointe et profitez-en pour prolonger la visite par une promenade dans le Quartier latin ; les jours de pluie, l’intérieur du musée est un bon refuge.

8°4°janv10°4°févr14°6°mars18°8°avr21°11°mai24°14°juin26°16°juil26°16°août23°13°sept18°10°oct12°6°nov9°4°déc
Températures moyennes (mini → maxi)Précipitations
26 °Cmaximales moyennes en juillet
4 °Cminimales moyennes en janvier
668 mmde pluie par an
112 joursde pluie (≥ 1 mm) par an
1716 hd’ensoleillement par an

Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), stations Luxembourg (0,8 km), Paris-Montsouris (3 km).

Météo des prochains jours

  • mar. 20Nuageux
    14° / 11°
    3,8 mm
  • mer. 21Éclaircies
    14° / 8°
    0,7 mm
  • jeu. 22Nuageux
    15° / 8°
    5,2 mm
  • ven. 23Pluie
    12° / 10°
    10,3 mm

Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.

Nos conseils pour la visite

  • Levez les yeux dans le frigidarium : la voûte d’arêtes, haute de 14,50 mètres, est la partie la plus impressionnante.
  • Faites le tour des thermes par la rue Du Sommerard et le boulevard Saint-Michel pour observer de l’extérieur les murs de briques et de moellons.
  • Prévoyez du temps pour le musée du Moyen Âge, dont les collections se découvrent dans le bâtiment voisin.
  • Vérifiez les horaires, les jours de fermeture et les tarifs sur le site officiel avant de venir.

Où dormir à proximité

Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.

En images

Murs romains des thermes de Cluny alternant briques et petits moellons, vus à travers une grille, rue Du Sommerard
Murs romains des thermes de Cluny alternant briques et petits moellons, vus à travers une grille, rue Du Sommerard — Wilwarin, CC BY-SA 3.0
Lithographie ancienne intitulée « Bains de Julien », montrant l'intérieur voûté des thermes avec une statue
Lithographie ancienne intitulée « Bains de Julien », montrant l’intérieur voûté des thermes avec une statue — Niquet, Claude (dit l'aîné) (vers 1770 - après 183, CC0
Plaque de pierre indiquant le musée national du Moyen Âge et les thermes de Cluny
Plaque de pierre indiquant le musée national du Moyen Âge et les thermes de Cluny — Celette, CC BY-SA 4.0

Questions fréquentes

Que reste-t-il des thermes romains de Cluny ?

Il reste surtout le frigidarium, la seule pièce à avoir gardé sa couverture d’origine, ainsi que des pans de murs des caldariums, en partie ruinés. Ces vestiges ne représentent qu’une portion d’un complexe bien plus vaste, dont l’étendue atteignait sans doute plusieurs hectares.

À quelle époque ont-ils été construits ?

Cet édifice a été construit vers l’an 100, entre la fin du Ier siècle et le début du IIe de notre ère. Ils subissent une première destruction probable en 275, quand Francs et Alamans envahissent Paris, puis de nouvelles dégradations au fil des sièges.

Comment ces thermes ont-ils traversé les siècles ?

Ils ont été constamment réutilisés : palais décrit au VIe siècle, domaine donné par Philippe Auguste, puis granges, écuries et remises. En 1810, la Ville décide d’y installer un musée des antiquités ; les ruines sont dégagées dans les années 1820, puis classées aux monuments historiques en 1862.

Peut-on visiter les thermes de Cluny ?

Oui, ils sont intégrés au musée de Cluny, le musée national du Moyen Âge, et le frigidarium fait partie du parcours. Certaines parties, comme les souterrains, sont réservées au personnel. Les horaires, les jours de fermeture et les tarifs sont à vérifier sur le site officiel.

D’où venait l’eau des thermes ?

Un aqueduc la conduisait depuis Wissous, bien plus au sud, en passant par Arcueil. Les sources étaient réunies dans un bassin, à Wissous, d’où partait vers Lutèce une conduite d’environ 2 000 m³ par jour. Les eaux usées s’évacuaient par un égout.

Sources : Wikipédia : Thermes de Cluny (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q2669368 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

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