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Façade en brique et pierre du château qui abrite le Musée d'Archéologie nationale, à Saint-Germain-en-Laye
  • Musées et parcs archéologiques

Musée d’Archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye

Dans un château royal des Yvelines, le grand musée de l’archéologie de la France, de la Préhistoire aux Mérovingiens.

Photo : KoS, CC BY-SA 3.0

À l’ouest de Paris, dans l’ancien château royal de Saint-Germain-en-Laye, le Musée d’Archéologie nationale raconte l’archéologie de la France, de la Préhistoire au haut Moyen Âge. Voulu par Napoléon III, ouvert en 1867, il expose environ 30 000 objets et en conserve des millions en réserve. Statuette du Paléolithique, parures gauloises, objets de la Gaule romaine : on y parcourt des millénaires, à l’abri, dans un monument de la Renaissance restauré au XIXe siècle.

  • Par temps de pluie
  • Passionnés d’histoire
  • En famille
  • Avec des enfants

Pourquoi ce site est remarquable

Créé par décret impérial en mars 1862, le musée a été inauguré en mai 1867. Napoléon III souhaitait y réunir les vestiges archéologiques de l’histoire du pays. Il s’est d’abord appelé musée des Antiquités gallo-romaines, puis a changé plusieurs fois de nom, avant de recevoir en 2009 son nom actuel, qui réunit en un seul domaine national le musée, le château et ses jardins.

Ses collections sont parmi les plus riches d’Europe en archéologie nationale. Environ 30 000 objets sont présentés au public, et près de trois millions dorment en réserve. Elles s’étendent du Paléolithique et du Néolithique à l’âge du bronze puis à celui du fer, avant la Gaule romaine et la Gaule mérovingienne. Un parcours chronologique permet de suivre l’évolution des outils, des parures, des armes et des croyances.

Une partie des collections sort du cadre de la France : une salle d’archéologie comparée, dans l’ex-salle de bal du château, présente des objets des cinq continents. Le château lui-même, restauré au XIXe siècle par Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc, est un spectacle à part entière. On vient ici pour la richesse des objets autant que pour le cadre, et l’on comprend vite pourquoi ce château a été choisi pour les abriter.

Ce qu’il y a à découvrir

La Dame de Brassempouy

Parmi les objets les plus célèbres des collections paléolithiques, cette petite figure humaine en ivoire provient des recherches menées par Édouard Piette dans le Sud-Ouest. Un incontournable pour qui s’intéresse aux premiers visages sculptés de l’humanité.

La salle Piette

Cette salle présente environ 7 000 objets issus de la collection donnée par Édouard Piette, dans une muséographie respectueuse de celle du XIXe siècle. Elle a rouvert en 2008 et ne se visite que sur réservation, en compagnie d’un membre du musée.

Des Gaulois aux Mérovingiens

Armes, parures, objets du quotidien : le parcours s’étend de l’âge du bronze à la Gaule mérovingienne, en passant par l’âge du fer et la Gaule romaine. On y mesure comment les modes de vie ont évolué sur plusieurs millénaires.

La salle d’archéologie comparée

Logée dans l’ex-salle de bal, aussi nommée salle de Mars, elle rassemble des objets archéologiques et ethnologiques venus des cinq continents, présentés dans un esprit comparatiste, hérité de la fin du XIXe siècle et de l’époque d’Henri Hubert.

Le château, écrin du musée

Le monument qui abrite le musée mérite lui aussi le détour : façades de brique et de pierre, tours d’angle, et jardins attenants. Il a été restauré au XIXe siècle pour accueillir les salles d’exposition.

Le saviez-vous ?

  1. En 1880, grâce à Alexandre Bertrand, Gabriel de Mortillet et Salomon Reinach, le musée comptait déjà 44 salles d’exposition.
  2. Le musée expose environ 30 000 objets mais en garde dans ses réserves environ 3 millions, soit cent fois plus.
  3. Le château a été restauré par Eugène Millet, un élève de Viollet-le-Duc, précisément pour y aménager les salles de ce musée.
  4. L’archéologie comparée des cinq continents occupe l’ex-salle de bal, dite salle de Mars.
  5. Le musée a porté plusieurs noms, de « musée des Antiquités gallo-romaines » en 1862 à « Musée d’Archéologie nationale » depuis 2005.

Situation

Le musée se trouve à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines, à l’ouest de Paris, dans le château situé en plein centre de la ville. On le rejoint facilement depuis la capitale en RER A, jusqu’au terminus de la branche de Saint-Germain-en-Laye, la gare étant toute proche du château. Les jardins et la grande terrasse voisine offrent une belle promenade, avant ou après la visite des salles.

Quand venir

Le musée se visite en intérieur, par tous les temps : c’est une excellente option les jours de pluie, fréquents de novembre à février, où l’on compte 10 à 13 jours pluvieux par mois. Au printemps et au début de l’automne, avec des maximales de 16 à 23 °C, on associe aisément le musée à une promenade dans les jardins et sur la terrasse.

  • Janv8°
  • Févr9°
  • Mars13°
  • Avr16° : conseillé
  • Mai20° : conseillé
  • Juin23° : conseillé
  • Juil26°
  • Août26°
  • Sept22° : conseillé
  • Oct17° : conseillé
  • Nov11°
  • Déc8°

Mois conseillésValeur : température maximale moyenne

Le meilleur moment : Arrivez à l’ouverture ou en début d’après-midi en semaine, pour parcourir les salles dans le calme. Pour la salle Piette, réservez à l’avance.

8°2°janv9°1°févr13°3°mars16°5°avr20°8°mai23°12°juin26°14°juil26°13°août22°10°sept17°8°oct11°4°nov8°2°déc
Températures moyennes (mini → maxi)Précipitations
26 °Cmaximales moyennes en juillet
1 °Cminimales moyennes en février
693 mmde pluie par an
117 joursde pluie (≥ 1 mm) par an
1715 hd’ensoleillement par an

Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), stations Acheres (10 km), St-Germain-En-L (2 km), Trappes (15 km).

Météo des prochains jours

  • mar. 20Nuageux
    14° / 11°
    3,4 mm
  • mer. 21Éclaircies
    14° / 8°
    0,7 mm
  • jeu. 22Nuageux
    15° / 8°
    3,9 mm
  • ven. 23Pluie
    12° / 10°
    9,5 mm

Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.

Nos conseils pour la visite

  • Vérifiez les horaires, jours de fermeture et tarifs sur le site officiel avant de venir.
  • Pour la salle Piette, prévoyez une réservation : on la visite uniquement avec un membre du musée.
  • Comptez deux à trois heures pour un parcours confortable, et choisissez des périodes qui vous intéressent plutôt que de tout voir.
  • Combinez la visite avec une promenade dans les jardins et sur la grande terrasse voisine, par beau temps.

Où dormir à proximité

Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.

En images

Torque en or finement strié, découvert à Guînes (Pas-de-Calais), photographié sur fond sombre
Torque en or finement strié, découvert à Guînes (Pas-de-Calais), photographié sur fond sombre — Siren-Com, CC BY-SA 3.0

Questions fréquentes

Que peut-on voir au Musée d’Archéologie nationale ?

Des objets découverts en France, de la Préhistoire au premier Moyen Âge, en passant par les âges des métaux et la Gaule romaine. Le musée présente aussi un ensemble d’archéologie comparée, venu des cinq continents, dans l’ancien salon de danse du château, la salle de Mars. L’ensemble permet de rapprocher des cultures très éloignées dans le temps et l’espace.

Combien d’objets sont exposés ?

Environ 30 000 objets archéologiques sont présentés au public, et près de 3 millions sont conservés dans les réserves. Ces chiffres font de cette collection l’une des plus riches d’Europe en archéologie nationale. Les expositions évoluent : certains objets peuvent ne pas être visibles le jour de votre venue.

Faut-il réserver pour la salle Piette ?

Oui : cette salle, restaurée et rouverte en 2008, présente environ 7 000 objets de la collection d’Édouard Piette. Elle ne se visite que sur réservation, en compagnie d’un membre du musée. Les modalités de réservation sont à consulter sur le site officiel du musée.

Comment se rendre au musée depuis Paris ?

Le plus simple est le RER A, jusqu’à son terminus de Saint-Germain-en-Laye : la gare se trouve à quelques pas du château qui abrite le musée. En voiture, la ville est desservie par plusieurs axes depuis l’ouest parisien ; vérifiez les possibilités de stationnement avant de partir.

Sources : Wikipédia : Musée d'Archéologie nationale (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q2342844 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

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