Le dolmen impressionne par la taille de sa table de couverture : 6 mètres de long, 4,70 mètres de large et 58 centimètres d’épaisseur, soit environ 20 tonnes. Elle repose sur deux dalles verticales et sur la dalle de chevet, hautes de 2,20 à 2,40 mètres. Le calcaire du secteur a fourni tous les blocs. De la construction d’origine, il ne reste que ces éléments, ce qui n’empêche pas l’ensemble d’avoir fière allure.
Les fouilles menées en 1844 ont livré une flèche en silex, deux boutons d’os et des ossements humains, qui n’avaient pas brûlé, sauf un morceau de crâne. Lors de la restauration de 1951, la terre extraite a été tamisée : on y a trouvé une vingtaine de perles en calcaire, callaïs, lignite et serpentine, une canine de cerf perforée, ainsi que trois opercules de petits escargots. Le mobilier a été daté de l’âge du cuivre.
L’histoire récente du monument est plus agitée. En 1975, un habitant de Draguignan, furieux que la préfecture du Var ait été déplacée à Toulon l’année précédente, a fait sauter le dolmen à la dynamite, avant que le monument ne soit restauré. Aujourd’hui, la Pierre de la Fée garde sa place dans le paysage dracénois, au point de donner son nom à une résidence, une maison de retraite et un arrêt de bus.