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Le dolmen de la Pierre de la Fée à Draguignan, sous un grand chêne, avec sa dalle de couverture
  • Mégalithes et Néolithique
  • Monument historique

Pierre de la Fée, Draguignan

Un dolmen provençal coiffé d’une dalle de 20 tonnes, rescapé d’un attentat à l’explosif en 1975.

Photo : Martinp1, CC BY-SA 3.0

À Draguignan, dans le Var, la Pierre de la Fée est l’un des dolmens les plus connus de Provence. Sa table de couverture, longue de six mètres et pesant environ vingt tonnes, repose sur trois dalles de calcaire du secteur, à l’ombre de vieux arbres. Édifié à l’âge du cuivre, le monument a été restauré à plusieurs reprises, notamment après avoir été dynamité en 1975. Il est classé monument historique depuis 1889 et nourrit aussi une légende de fée.

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  • Passionnés d’histoire
  • Photographie

Pourquoi ce site est remarquable

Le dolmen impressionne par la taille de sa table de couverture : 6 mètres de long, 4,70 mètres de large et 58 centimètres d’épaisseur, soit environ 20 tonnes. Elle repose sur deux dalles verticales et sur la dalle de chevet, hautes de 2,20 à 2,40 mètres. Le calcaire du secteur a fourni tous les blocs. De la construction d’origine, il ne reste que ces éléments, ce qui n’empêche pas l’ensemble d’avoir fière allure.

Les fouilles menées en 1844 ont livré une flèche en silex, deux boutons d’os et des ossements humains, qui n’avaient pas brûlé, sauf un morceau de crâne. Lors de la restauration de 1951, la terre extraite a été tamisée : on y a trouvé une vingtaine de perles en calcaire, callaïs, lignite et serpentine, une canine de cerf perforée, ainsi que trois opercules de petits escargots. Le mobilier a été daté de l’âge du cuivre.

L’histoire récente du monument est plus agitée. En 1975, un habitant de Draguignan, furieux que la préfecture du Var ait été déplacée à Toulon l’année précédente, a fait sauter le dolmen à la dynamite, avant que le monument ne soit restauré. Aujourd’hui, la Pierre de la Fée garde sa place dans le paysage dracénois, au point de donner son nom à une résidence, une maison de retraite et un arrêt de bus.

Ce qu’il y a à découvrir

La table de couverture

C’est la pièce maîtresse : une dalle de calcaire de six mètres sur près de cinq, épaisse d’environ soixante centimètres. Elle donne la mesure de l’effort fourni par les bâtisseurs, pour qui déplacer et poser un bloc de vingt tonnes était un exploit.

Un monument sous les arbres

Le dolmen se cache sous de grands arbres, dont un chêne ancien dont le tronc, trop proche, a été entaillé en 1951 pour alléger la pression sur les dalles. Cette ambiance ombragée contribue au charme du lieu, loin de l’agitation de la ville.

Les trouvailles des fouilles

Une flèche en silex, des boutons d’os, des perles de pierres variées et une canine de cerf percée ont été retrouvés ici. Ces objets, qui servaient sans doute de parure ou d’offrande, racontent un peu de la vie des habitants de la région à l’âge du cuivre.

La légende de la fée Esterelle

Selon la tradition locale, les femmes en mal d’enfant venaient visiter la fée Esterelle près du dolmen, qui les aidait à tomber enceintes. Ce récit populaire est lié au nom de Pierre de la Fée, donné au monument depuis longtemps.

Le saviez-vous ?

  1. Le dolmen a été dynamité en 1975 par un habitant de Draguignan, en colère contre le déménagement de la préfecture du Var vers Toulon.
  2. Depuis la restauration de 1951, chaque dalle repose sur une assise de béton.
  3. Les fouilles de 1844 ont aussi livré une petite perle de plomb de forme ovale, aux côtés d’une flèche en silex.
  4. Des photographies de 1892 montrent le dolmen avant l’explosion, sous de grands arbres, avec des visiteurs posant à côté.
  5. Le nom de la Pierre de la Fée est repris par une maison de retraite, une résidence et un arrêt de bus de l’agglomération.

Situation

La Pierre de la Fée se trouve à Draguignan, dans le Var, à environ un kilomètre et demi au nord-ouest du centre-ville. Elle se dresse dans un petit espace planté de grands arbres, à courte distance de la ville. On s’y rend en voiture depuis le centre de Draguignan, et la visite se combine facilement avec une promenade dans le centre de Draguignan.

Quand venir

Le monument se visite en plein air : évitez juillet et août, quand les maximales atteignent en moyenne près de 32 °C avec une trentaine de jours chauds par mois. D’avril à juin, il fait 20 à 29 °C avec 230 à 310 heures de soleil mensuelles. Septembre et octobre restent doux, mais l’automne est plus arrosé, surtout en novembre.

  • Janv13°
  • Févr14°
  • Mars17°
  • Avr20° : conseillé
  • Mai24° : conseillé
  • Juin29° : conseillé
  • Juil32°
  • Août32°
  • Sept27° : conseillé
  • Oct22° : conseillé
  • Nov16°
  • Déc13°

Mois conseillésValeur : température maximale moyenne

Le meilleur moment : Le matin ou en fin d’après-midi, quand la lumière filtre à travers les arbres et que la chaleur est moindre.

13°2°janv14°2°févr17°5°mars20°8°avr24°11°mai29°15°juin32°18°juil32°17°août27°14°sept22°11°oct16°6°nov13°3°déc
Températures moyennes (mini → maxi)Précipitations
32 °Cmaximales moyennes en juillet
2 °Cminimales moyennes en janvier
863 mmde pluie par an
66 joursde pluie (≥ 1 mm) par an
2744 hd’ensoleillement par an

Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), stations Draguignan Sapc (2 km), Le Luc (19 km).

Météo des prochains jours

  • mar. 20Pluie
    17° / 15°
    69,0 mm
  • mer. 21Ensoleillé
    19° / 13°
    0,0 mm
  • jeu. 22Éclaircies
    19° / 10°
    0,0 mm
  • ven. 23Ensoleillé
    20° / 13°
    0,3 mm

Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.

Nos conseils pour la visite

  • Prévoyez la visite en fin de matinée ou en fin d’après-midi en été pour éviter la chaleur.
  • Ne montez pas sur le dolmen et ne vous appuyez pas sur les dalles, déjà éprouvées par l’histoire.
  • Emportez un appareil photo : le cadre sous les arbres offre de belles images.
  • Associez la visite à une balade dans le centre de Draguignan, pour une demi-journée complète.

Où dormir à proximité

Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.

En images

Photographie de 1892 de la Pierre de la Fée avec un visiteur, avant l'explosion de 1975
Photographie de 1892 de la Pierre de la Fée avec un visiteur, avant l’explosion de 1975 — Jackson, James (1843-1895). Photographe, Public domain
Photographie ancienne de 1892 de la Pierre de la Fée, vue du sud-est, avec un chêne à droite
Photographie ancienne de 1892 de la Pierre de la Fée, vue du sud-est, avec un chêne à droite — Jackson, James (1843-1895). Photographe, Public domain
Photographie de 1892 de la Pierre de la Fée entre deux grands arbres, avec deux personnes sous la dalle
Photographie de 1892 de la Pierre de la Fée entre deux grands arbres, avec deux personnes sous la dalle — Jackson, James (1843-1895). Photographe, Public domain
Photographie de 1892 de la Pierre de la Fée vue du nord-est, entre un chêne, un genévrier et un micocoulier
Photographie de 1892 de la Pierre de la Fée vue du nord-est, entre un chêne, un genévrier et un micocoulier — Jackson, James (1843-1895). Photographe, Public domain

Questions fréquentes

De quand date la Pierre de la Fée ?

Le mobilier funéraire retrouvé lors des fouilles a été attribué à l’âge du cuivre, ou chalcolithique, période qui se situe entre la fin du Néolithique et le début de l’âge du bronze. Le dolmen a donc été utilisé comme sépulture il y a plusieurs millénaires, comme le montrent les perles et les ossements.

Pourquoi le dolmen a-t-il été dynamité ?

En 1975, un habitant de Draguignan, hostile au départ de la préfecture du Var pour Toulon l’année précédente, a exprimé sa colère en faisant sauter le monument à la dynamite. Le dolmen a ensuite été restauré, et il est classé monument historique depuis 1889.

Que reste-t-il de l’édifice d’origine ?

Il subsiste deux dalles verticales et la dalle de chevet, hautes de 2,20 à 2,40 mètres, ainsi que la table de couverture de 20 tonnes environ. Tous viennent du calcaire du secteur. Un troisième support était encore en place en 1996. Le béton a été coulé à leur pied en 1951.

Qui est la fée de la légende ?

La tradition locale parle de la fée Esterelle, que les femmes désireuses d’avoir un enfant venaient visiter au dolmen. Selon cette légende, elle les aidait à tomber enceintes. Ce récit populaire relève de la légende, sans lien avec les fouilles, mais il se rattache au nom que porte le monument.

Sources : Wikipédia : Pierre de la Fée (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q1306578 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

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