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Ruines des arènes romaines de Cemenelum, sur la colline de Cimiez, à Nice
  • Gaule romaine

Cemenelum, site antique de Cimiez

Sur la colline de Cimiez, à Nice, la capitale romaine des Alpes maritimes livre ses arènes, ses thermes et une rue antique.

Photo : Eric Coffinet, Public domain

Avant d’être un quartier résidentiel réputé, la colline de Cimiez, à Nice, abritait Cemenelum, une cité romaine florissante du Ier au IVe siècle. Capitale de la province des Alpes maritimes, elle possédait un amphithéâtre et trois thermes dont on peut encore explorer les vestiges. Arènes, rue dallée avec ses boutiques, groupe épiscopal et baptistère paléochrétien : l’essentiel se découvre en une visite, en lien avec le musée archéologique.

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Pourquoi ce site est remarquable

Les Romains s’installent sur cette hauteur lors de la conquête de la Provence, entre 122 et 118 avant notre ère, à bonne distance du comptoir grec de Nikaïa, au bord de la mer. Leur établissement, d’abord militaire puis administratif, prend le nom de Cemenelum, figure sur la célèbre table de Peutinger et devient la capitale d’une province romaine, celle des Alpes maritimes. La grande route romaine, la Via Julia Augusta, le relie à La Turbie et à la Provence.

La cité était assez importante pour justifier de beaux équipements publics : un amphithéâtre pouvant recevoir jusqu’à cinq mille spectateurs et trois ensembles de thermes. On estime qu’elle comptait au moins dix mille habitants. Des stèles funéraires de militaires montrent qu’elle fournissait de nombreux soldats à l’armée de Rome, et l’on pense qu’une garnison de mille à mille cinq cents hommes y était installée.

Cemenelum raconte aussi la transition vers le christianisme, dont les traces se découvrent au même endroit que les thermes. Saint Pons y est martyrisé en 257 et, au Ve siècle, un évêché y a brièvement siégé, dont subsistent les ruines d’un groupe épiscopal dans les thermes ouest. Le site a continué à être occupé jusqu’au VIIe, voire au VIIIe siècle, avant que l’abbaye Saint-Pons ne s’installe sur la nécropole romaine.

Ce qu’il y a à découvrir

Les arènes de Cimiez

Ruines de l’amphithéâtre de Cemenelum, les arènes pouvaient accueillir jusqu’à 5 000 spectateurs. Elles se découvrent en balade, au nord de la ville, au milieu de jardins, et constituent le monument le plus spectaculaire de la cité antique.

Les trois thermes romains

On y accède par le musée archéologique de Nice-Cimiez, et les thermes témoignent du confort de la ville antique. Les monnaies retrouvées prouvent que leur activité était importante aux IIIe et IVe siècles, avant leur transformation en habitations au Ve siècle.

Le decumanus et ses boutiques

Sur le site des thermes, une voie dallée orientée est-ouest, le decumanus, se trouve environ deux mètres sous le sol actuel. De part et d’autre, on voit les traces de boutiques, avec des rainures dans les seuils pour les panneaux de fermeture. Un égout antique passe sous la rue.

Le groupe épiscopal et le baptistère

Dans les thermes ouest se trouvent les ruines du groupe épiscopal du Ve siècle, ainsi qu’un remarquable baptistère paléochrétien, toujours visible. Ces vestiges rappellent le moment où la cité, devenue chrétienne, accueillit brièvement un évêque.

Le musée archéologique de Nice-Cimiez

Les fouilles ont livré de nombreux objets présentés au musée, dont une statue d’Antonia, mère de l’empereur Claude, et un socle de statue consacré à l’impératrice Cornelia Salonina, que son inscription permet d’identifier. Le musée sert aussi de point d’entrée vers les thermes.

Le saviez-vous ?

  1. Cemenelum figure sur la table de Peutinger, une carte romaine des routes de l’Empire, et fut la capitale des Alpes maritimes.
  2. Le decumanus est aujourd’hui à environ deux mètres sous le niveau du sol, avec un égout antique qui passe sous la chaussée.
  3. Le gros de l’ancienne cité repose sous les maisons et les immeubles de Cimiez : lors de travaux de terrassement, on y retrouve encore des rues ou des sols de villas.
  4. Saint Pons y aurait été martyrisé en 257, et au VIIIe siècle une abbaye à son nom est fondée sur la nécropole romaine qui abritait son tombeau.
  5. La Via Julia Augusta partait de La Turbie, traversait Cemenelum, puis se dirigeait vers Arles et Narbonne.

Situation

Cemenelum se trouve à Nice, dans le quartier de Cimiez, sur une hauteur qui domine la ville, au nord du centre. Les arènes et le musée archéologique y sont proches l’un de l’autre. Le reste de la cité antique est enfoui sous les constructions modernes du quartier. On y monte depuis le centre-ville en voiture ou par les transports urbains de Nice.

Quand venir

Les arènes et les rues antiques sont à ciel ouvert : mieux vaut éviter les après-midi de juillet et d’août, quand le soleil est très intense. Avril à juin offrent de belles journées, avec plus de 270 heures d’ensoleillement en mai, et septembre reste agréable. Octobre et novembre sont les mois les plus pluvieux de l’année.

  • Janv13°
  • Févr14°
  • Mars17°
  • Avr20° : conseillé
  • Mai23° : conseillé
  • Juin28° : conseillé
  • Juil30°
  • Août31°
  • Sept27° : conseillé
  • Oct22°
  • Nov17°
  • Déc13°

Mois conseillésValeur : température maximale moyenne

Le meilleur moment : Venez le matin ou en fin d’après-midi, quand le soleil est plus doux sur les arènes, et gardez le musée pour les heures chaudes.

13°4°janv14°4°févr17°6°mars20°9°avr23°13°mai28°17°juin30°19°juil31°20°août27°16°sept22°12°oct17°8°nov13°5°déc
Températures moyennes (mini → maxi)Précipitations
31 °Cmaximales moyennes en août
4 °Cminimales moyennes en janvier
838 mmde pluie par an
67 joursde pluie (≥ 1 mm) par an
2760 hd’ensoleillement par an

Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), stations Carros Sapc (9 km), Nice-Col (2 km), Nice (9 km).

Météo des prochains jours

  • mar. 20Pluie
    19° / 16°
    62,9 mm
  • mer. 21Ensoleillé
    23° / 16°
    3,3 mm
  • jeu. 22Ensoleillé
    19° / 11°
    0,0 mm
  • ven. 23Ensoleillé
    21° / 14°
    0,2 mm

Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.

Nos conseils pour la visite

  • Commencez par le musée archéologique : c’est lui qui donne accès aux thermes et qui explique les vestiges.
  • Prévoyez un chapeau et de l’eau pour les arènes, où l’ombre est rare en été.
  • Combinez la visite avec une promenade sur la colline de Cimiez, ses jardins et le musée Matisse voisin.
  • Vérifiez les jours d’ouverture avant de monter, surtout en basse saison.

Où dormir à proximité

Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.

En images

Le decumanus, voie dallée antique de Cemenelum, à Nice-Cimiez
Le decumanus, voie dallée antique de Cemenelum, à Nice-Cimiez — Frantz-Samy, CC BY-SA 3.0
Plaque de marbre gravée en latin, avec dédicace à Mercure, conservée au musée de Cimiez
Plaque de marbre gravée en latin, avec dédicace à Mercure, conservée au musée de Cimiez — Jérémie Silvestro (If you can improve this photo d, CC BY-SA 4.0
Inscription latine sur marbre conservée au musée archéologique de Nice-Cimiez
Inscription latine sur marbre conservée au musée archéologique de Nice-Cimiez — Jérémie Silvestro (If you can improve this photo d, CC BY-SA 4.0
Détail d'une inscription latine gravée sur pierre, au musée archéologique de Nice-Cimiez
Détail d’une inscription latine gravée sur pierre, au musée archéologique de Nice-Cimiez — Jérémie Silvestro (If you can improve this photo d, CC BY-SA 4.0

Questions fréquentes

Que reste-t-il de Cemenelum aujourd’hui ?

Les arènes de Cimiez, trois ensembles de thermes que l’on rejoint par le musée archéologique, un tronçon du decumanus avec ses boutiques et les ruines d’un groupe épiscopal du Ve siècle. Le reste de la cité est enfoui sous le quartier moderne.

Combien d’habitants comptait Cemenelum ?

On estime que la cité devait compter au moins 10 000 habitants, un chiffre déduit de ses équipements : un amphithéâtre de 5 000 places et trois ensembles de thermes. Elle abritait aussi une garnison, évaluée à un millier ou un millier et demi de soldats.

Peut-on visiter les thermes de Cimiez ?

Oui, on les rejoint en passant par le musée archéologique de Nice-Cimiez, qui sert d’entrée. On y voit notamment le decumanus avec ses boutiques, un égout antique, les ruines du groupe épiscopal et un baptistère paléochrétien. Il faut vérifier les horaires avant de se déplacer.

Pourquoi Cemenelum était-elle importante ?

Elle fut la capitale de la province des Alpes maritimes et se trouvait sur la Via Julia Augusta, axe majeur reliant l’Italie à la Provence. Elle abritait un amphithéâtre, des thermes, des corporations et une garnison. Elle perdit plus tard son rang de capitale au profit d’Embrun.

Quelle est la différence entre Cemenelum et Nikaïa ?

Nikaïa était le comptoir grec installé au bord de mer, à l’origine de la ville de Nice. Cemenelum était la cité romaine bâtie sur la colline de Cimiez, non loin d’un oppidum des Védiantiens, une peuplade ligure. Les deux se sont développées à distance l’une de l’autre.

Sources : Wikipédia : Cemenelum (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q2944184 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

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