Arcy-sur-Cure est l’un des rares gisements du Bassin parisien dont les couches racontent une histoire aussi longue : des Néandertaliens du Moustérien jusqu’au Néolithique, et même au Moyen Âge. Les fouilles menées ici par André Leroi-Gourhan à partir de 1946 y ont fait école, avec une méthode rigoureuse, mise au point sur ce chantier-école, qui sert encore de référence aux archéologues d’aujourd’hui.
La grotte du Renne a donné un rôle mondial à ce petit coin d’Yonne. Elle a servi à discuter l’extinction de Néandertal et l’arrivée de l’Homme moderne, grâce à ses niveaux du Châtelperronien, une culture associée aux derniers Néandertaliens. Les chercheurs continuent d’y étudier les outils, les parures et les os travaillés pour comprendre comment ces populations se sont croisées.
Dans la Grande grotte, les peintures découvertes en 1990 sont les plus anciennes de France après celles de Chauvet, et les plus anciennes que l’on puisse voir en visitant. Mammouths, bouquetins, rhinocéros et signes y ont été peints au cœur de salles couvertes de stalactites, que les visiteurs admirent depuis plusieurs siècles. Cette double richesse, naturelle et préhistorique, fait tout l’intérêt de la visite.