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Enfants sacrifiés incas : drogues et alcool avant la mort

MondePar la rédaction d’Archéo-Logis4 min de lecture

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Dans les Andes, des enfants sacrifiés lors des cérémonies de capacocha, il y a environ cinq siècles, avaient été drogués et alcoolisés dans les semaines qui précédaient leur mort. Une équipe dirigée par l’archéologue Dogmara Socha, de l’université de Varsovie, a analysé les cheveux et les ongles de huit jeunes momies découvertes au Pérou et en Argentine. Les résultats, relayés par Archaeology Magazine, sont publiés dans la revue Antiquity.

Une cérémonie au cœur de l’Empire inca

La capacocha était l’un des rituels religieux les plus sacrés de l’Empire inca. Lors de cette cérémonie, de jeunes enfants étaient sacrifiés, le plus souvent sur des sanctuaires de montagne situés en haute altitude dans la cordillère des Andes. Le sacrifice pouvait marquer un événement important, comme l’avènement d’un souverain, ou visait à apaiser les divinités lors de catastrophes naturelles.

Les enfants choisis étaient ensuite conduits sur de longs trajets à travers les montagnes, parfois sur plusieurs mois. Ces pèlerinages, qui pouvaient couvrir de grandes distances, faisaient partie intégrante du rite et de la mise en scène du pouvoir impérial.

Des analyses sur cheveux et ongles

Selon le rapport relayé par Archaeology Magazine, citant Science Alert, les enfants auraient reçu diverses substances dans les mois et les semaines précédant leur sacrifice. L’équipe de Dogmara Socha a mené des analyses toxicologiques sur des échantillons de cheveux et d’ongles prélevés sur huit jeunes victimes momifiées.

La toxicologie des cheveux et des ongles permet de retrouver la trace de substances consommées sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, car ces tissus incorporent progressivement les molécules présentes dans le sang. Cette méthode offre ainsi une fenêtre sur les dernières semaines de vie des enfants.

La coca, la chicha et l’harmine

Des traces de cocaïne ont été détectées dans tous les échantillons, ce qui suggère que les enfants mâchaient probablement des feuilles de coca avant leur mort. Selon les chercheurs, cette pratique pouvait couper la faim et la fatigue et aider les jeunes à supporter l’éprouvante ascension des montagnes.

Certaines victimes ont également reçu de l’alcool, probablement sous la forme d’une bière de maïs appelée chicha, boisson largement répandue dans les Andes. Une adolescente de 14 ans, surnommée la « Jeune fille d’Ampato », a présenté des traces d’harmine, un composé psychoactif présent dans certaines plantes et utilisé dans la préparation de l’ayahuasca.

Une préparation plus complexe qu’on ne le pensait

Si la consommation de coca semble avoir été courante, les chercheurs ont constaté de fortes différences dans l’usage des autres substances d’un enfant à l’autre. Dogmara Socha souligne que « la diversité des résultats » l’a particulièrement surprise, estimant que la préparation des enfants était bien plus complexe et variée qu’on ne le supposait.

Ces données suggèrent que chaque sacrifice était organisé selon des pratiques propres, sans doute liées au rang, à l’origine ou au parcours de chaque enfant, même si l’étude ne permet pas encore de trancher sur ces points.

Ce que l’on peut voir aujourd’hui

Les momies d’enfants sacrifiés, parfois très bien conservées par le froid et la sécheresse des hautes altitudes, comptent parmi les vestiges les plus célèbres de la civilisation inca. Plusieurs d’entre elles sont exposées dans des musées du Pérou, notamment à Lima et à Arequipa, et leur étude continue de renouveler la connaissance des rites andins.

Pour approfondir le sujet, on peut aussi se pencher sur les usages anciens de la coca au Pérou, un thème abordé par le magazine Archaeology à propos de la plus ancienne trace d’ayahuasca.

Questions fréquentes

Qu’était la capacocha chez les Incas ?

La capacocha était un rituel religieux majeur de l’Empire inca, au cours duquel de jeunes enfants étaient sacrifiés, souvent sur des sommets andins. Elle servait à marquer un événement important ou à apaiser les dieux lors de catastrophes naturelles. Les enfants effectuaient un long voyage avant leur mort.

Comment savoir si des enfants incas ont été drogués ?

Les chercheurs analysent les cheveux et les ongles, qui conservent la trace des substances consommées sur plusieurs semaines ou mois. Ces analyses toxicologiques ont révélé la présence de cocaïne, d’alcool et d’harmine chez les victimes étudiées. Elles offrent ainsi une fenêtre sur leurs derniers mois de vie.

Quelles substances ont été retrouvées chez les enfants sacrifiés ?

Des traces de cocaïne ont été trouvées dans tous les échantillons, indiquant une consommation de feuilles de coca. Certains enfants ont aussi reçu de l’alcool, probablement de la chicha, et une adolescente présentait de l’harmine. Les profils variaient fortement d’un enfant à l’autre.

Où voir les momies incas d’enfants ?

Plusieurs momies d’enfants sacrifiés sont exposées dans des musées péruviens, notamment à Lima et à Arequipa. Ces collections permettent de découvrir des vestiges majeurs de la civilisation inca. Il est conseillé de vérifier les expositions en cours auprès des musées avant une visite.

Sources

Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.

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