L’arène ovale
Au centre du monument, l’arène mesure 67,6 mètres sur 42. Un canal l’entourait. Se tenir dans cet espace permet d’imaginer les combats de gladiateurs et les chasses aux bêtes sauvages qui y ont eu lieu.

Au cœur de Lyon, les gradins effacés du plus ancien amphithéâtre de Gaule, lié aux martyrs de 177 et à la capitale des Trois Gaules.
Sur les pentes de la Croix-Rousse, dans le jardin des Plantes, l’amphithéâtre des Trois Gaules rappelle que Lugdunum, la future Lyon, était la capitale des Gaules. Construit en l’an 19 pour accueillir les délégués de soixante peuples gaulois, agrandi ensuite pour accueillir des milliers de spectateurs, il a été le théâtre de combats de gladiateurs et du supplice des chrétiens en 177. Il en reste des murs de soutien, que l’on visite aujourd’hui.
Lugdunum abrite un sanctuaire fédéral dédié à Rome et à Auguste, où se réunissent chaque année les délégués de soixante nations gauloises. Pour les distraire, un notable gaulois de Saintes, Caius Julius Rufus, prêtre du culte impérial, finance avec son fils un amphithéâtre en 19 apr. J.-C. C’est le plus ancien connu en Gaule. Modeste, avec environ 1 800 places, il suffit à ces délégations. Son arène ovale mesure 67,6 mètres sur 42, des dimensions proches de celles de Nîmes ou d’Arles.
L’édifice change ensuite d’échelle. Deux galeries elliptiques sont ajoutées autour du premier amphithéâtre, qui atteint environ 143 mètres sur 117 et peut recevoir quelque 20 000 spectateurs, bien au-delà des seuls délégués. La date de cet agrandissement fait débat : on l’a longtemps attribué à l’empereur Hadrien, entre 130 et 136, mais cette lecture d’une inscription est aujourd’hui discutée. Selon les historiens, c’est ici que plusieurs martyrs de Lyon, parmi lesquels Blandine et Pothin, ont subi leur supplice pendant l’été 177.
Après l’abandon de l’édifice, le site sert de carrière. Un document cartographique lyonnais du XVIe siècle y signale encore quelques arcs et un creux nommé la « Corbeille de la Déserte ». Les premières fouilles de 1818-1820 sont rebouchées, et l’urbanisme du XIXe siècle détruit la partie sud. Les recherches reprennent sérieusement à partir de 1956. Ce qui reste, des murs de soutien sur la moitié de la surface, est intégré au jardin des Plantes.
Au centre du monument, l’arène mesure 67,6 mètres sur 42. Un canal l’entourait. Se tenir dans cet espace permet d’imaginer les combats de gladiateurs et les chasses aux bêtes sauvages qui y ont eu lieu.
L’agrandissement a ajouté des galeries elliptiques sous les gradins, accessibles par des couloirs voûtés. Dans la partie nord, creusée à même la colline, plusieurs vomitoires débouchent directement sur l’arène, alors qu’à l’ouest les couloirs s’arrêtent aux gradins inférieurs.
Les historiens placent ici le martyre de plusieurs chrétiens de Lyon durant l’été 177, dont sainte Blandine et saint Pothin. Cette mémoire fait du lieu un repère de l’histoire de la ville, bien au-delà de l’Antiquité.
En janvier 2026, des fouilles préventives dans le jardin des Plantes ont livré des ossements d’animaux sauvages, comme l’ours et la panthère, une sépulture et des structures enfouies, qui enrichissent la connaissance de ce site méconnu.
L’amphithéâtre se trouve à Lyon, sous la colline de la Croix-Rousse, dans le jardin des Plantes, un jardin public du 1er arrondissement. À l’époque romaine, le lieu se trouvait près de la rencontre entre le Rhône et la Saône, près du sanctuaire fédéral des Trois Gaules. On s’y rend aisément à pied depuis le centre ; en voiture, le stationnement est compliqué : les transports en commun sont plus pratiques.
Les vestiges sont en plein air, dans un jardin : mieux vaut éviter les fortes chaleurs, car juillet et août comptent une vingtaine de jours à plus de 30 °C. Avril, mai, juin et septembre offrent des maximales de 16 à 24 °C et beaucoup de soleil. L’automne est plus arrosé, octobre étant le mois le plus humide, et l’hiver est frais.
Mois conseillésValeur : température maximale moyenne
Le meilleur moment : Venez en fin de matinée ou en milieu d’après-midi, hors des heures chaudes de l’été, et prolongez la promenade dans le jardin des Plantes et les pentes de la Croix-Rousse. Vérifiez les horaires d’ouverture du jardin sur le site officiel de la Ville.
Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), stations Lyon-Bron (11 km), Lyon Tete D'Or (1,9 km).
Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.
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★★★★ Hôtel · à 0,6 km
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★★ Hôtel · à 0,7 km
★★★★★ Hôtel · Lyon · à 0,8 km
Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.




Oui, les vestiges conservés sont intégrés au jardin des Plantes de Lyon et se visitent. Ce sont des murs de soutien qui occupent environ la moitié de la surface d’origine. Horaires d’ouverture et éventuelles visites guidées sont à vérifier sur le site officiel avant de vous déplacer.
Parce qu’il faisait partie du sanctuaire fédéral des Trois Gaules, voué à la déesse Rome et à l’empereur Auguste. Chaque année, les délégués de soixante nations gauloises se réunissaient à Lugdunum, et l’amphithéâtre leur offrait des jeux pour les distraire pendant leurs assemblées.
À l’origine, environ 1 800 personnes seulement, suffisantes pour les délégations gauloises. Après l’ajout de deux galeries autour du premier édifice, la capacité est estimée à environ 20 000 places, ce qui ouvrait les spectacles à toute la population de Lyon et des environs.
Les historiens situent dans cet amphithéâtre le supplice de plusieurs chrétiens lyonnais, parmi lesquels Blandine et Pothin, pendant l’été 177. Ce martyre est connu par une lettre des chrétiens de Lyon, que reprend l’historien Eusèbe de Césarée dans ses écrits.
Les vestiges sont modestes, car le site a servi de carrière puis a été partiellement détruit au XIXe siècle. L’intérêt tient surtout au plan de l’arène, aux murs conservés et à la richesse de l’histoire. La visite est courte et se combine bien avec une promenade dans le quartier.
Sources : Wikipédia : Amphithéâtre des Trois Gaules (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q3124 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

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