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Vista de la costa, los islotes y la isla de Kekova desde la zona elevada del castillo de Simena en Kaleköy

Un naufrage de 4 500 ans au large de la Turquie, le plus ancien connu ?

Foto: Josep M. Gracia, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

MundoPor la redacción de Archéo-Logis4 min de lectura

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Une épave découverte au large de la côte sud de la Turquie pourrait être la plus ancienne connue au monde. Selon une équipe de chercheurs dont fait partie l'archéologue Karin Sowada, citée par ScienceDaily, le navire a sombré il y a environ 4 500 ans, à l'époque des pyramides d'Égypte. Ce qui subsiste de la cargaison, en particulier des poteries, éclaire un réseau commercial très ancien en Méditerranée orientale.

Une épave qui dépasse l'ancien record de Dokos

Selon The Conversation, dont ScienceDaily reprend l'article, l'épave située au large de Kekova, à l'ouest d'Antalya, est datée approximativement de 2700 à 2400 avant notre ère. Jusqu'ici, la plus ancienne épave connue était celle de Dokos, en Grèce, estimée à environ 4 200 ans.

Les auteurs insistent toutefois sur la prudence : le travail n'est pas achevé, et l'article présentant les résultats n'a pas encore été publié dans une revue à comité de lecture. Des dates un peu antérieures ou postérieures restent possibles.

Une découverte grâce aux pêcheurs locaux

Selon ScienceDaily, le professeur associé Hakan Öniz, de l'université Akdeniz d'Antalya, travaille depuis des décennies sur les épaves de ce littoral. Il a trouvé ce naufrage en 2024, dans des eaux peu profondes, en suivant les indices donnés par des marins locaux.

Le spécialiste des sites désertiques Karin Sowada a été sollicité pour dater une partie des poteries. Elle décrit une expérience inhabituelle, faite de méthodes de fouille en milieu immergé et de techniques de conservation délicates. Des plongeurs ont passé quatre mois à extraire les céramiques des balanes qui les recouvraient.

Une cargaison qui raconte le commerce

La cargaison comprenait de grandes jarres de stockage, appelées amphores, à fond plat et à deux anses, dont beaucoup portent une sorte de « ceinture » d'argile en relief autour de la panse. Leur forme et leur technique de fabrication permettent de les dater et d'en déduire l'origine probable.

Des résidus restaient visibles à l'œil nu à l'intérieur des jarres. Les analyses scientifiques sont en cours, mais les produits pourraient être de l'huile d'olive, du vin ou une résine, comme ceux mentionnés dans les textes égyptiens. Selon les premières hypothèses, certaines jarres, ou l'argile qui a servi à les fabriquer, pourraient venir de la vallée centrale du Jourdain.

Le contexte : les échanges du troisième millénaire

Les échanges en Méditerranée orientale au troisième millénaire avant notre ère sont beaucoup moins bien connus que ceux des périodes suivantes. On les documente surtout par des textes égyptiens, des poteries et des matières premières retrouvées dans des tombes anciennes.

À la même époque, les Égyptiens se fournissaient en cèdre, en étain, en huiles, en résines, en lapis-lazuli et en argent par le port de Byblos, au Liban. Une étude récente a montré que l'argent utilisé par l'État égyptien vers 2600 avant notre ère provenait des mines de Lavrion, à l'est d'Athènes. Le navire de Kekova n'était sans doute pas égyptien, mais il faisait peut-être partie d'un réseau maritime international.

Une épave en attente de confirmation

Selon The Conversation, le navire a probablement cherché refuge dans les eaux abritées entre deux îlots lors d'une tempête, avant de heurter les rochers. Les bois de la coque ont disparu depuis longtemps, mais la cargaison est restée prise dans la pente rocheuse.

Pour les archéologues, la confirmation passera par la publication scientifique des résultats et par les analyses chimiques des résidus. Le site est déjà présenté comme une « capsule temporelle » du commerce ancien, susceptible de réécrire l'histoire des premiers réseaux d'échanges.

Preguntas frecuentes

Quelle est l'épave la plus ancienne du monde ?

Selon les chercheurs cités par ScienceDaily, l'épave de Kekova, au large de la Turquie, pourrait être la plus ancienne connue, datée d'environ 2700 à 2400 avant notre ère. Jusqu'ici, le record revenait à l'épave de Dokos, en Grèce, vieille d'environ 4 200 ans.

Où se trouve l'épave de Kekova ?

Elle a été trouvée dans des eaux peu profondes au large de Kekova, à l'ouest d'Antalya, sur la côte sud de la Turquie. Le navire repose sur le fond, entre deux îles.

Que transportait ce navire très ancien ?

Sa cargaison comprenait de grandes amphores à deux anses. Des résidus restent visibles dans ces jarres, et les analyses en cours pourraient révéler de l'huile d'olive, du vin ou une résine.

Cette datation est-elle définitive ?

Non. Les résultats n'ont pas encore été publiés dans une revue à comité de lecture, et des dates légèrement différentes restent possibles. Les chercheurs continuent d'affiner leurs conclusions.

Fuentes

Síntesis original redactada con ayuda de inteligencia artificial a partir de las fuentes citadas, verificada automáticamente y traducida del original en francés. La información y las citas pertenecen a sus autores. Leer el original en francés.

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