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Un temple thrace du IIIe siècle, orné d’un relief censé représenter trois nymphes et la déesse-mère Cybèle, a été mis au jour à Balak Dere, dans le sud-est de la Bulgarie, près de la rivière Arda. Selon Ivaylo Kanev, du Musée national de Bulgarie, les fidèles y auraient continué à pratiquer des rites païens jusqu’au milieu du Ve siècle, bien après leur interdiction. L’information a été rapportée par le magazine Archaeology, à partir d’un article de La Brújula Verde.
Un sanctuaire d’époque romaine en Thrace
Le site de Balak Dere se trouve dans le sud-est de la Bulgarie, près de la rivière Arda, dans une région qui appartint au monde thrace avant de passer sous domination romaine. Les Thraces, peuple indo-européen établi dans la péninsule balkanique, ont laissé de nombreux lieux de culte, souvent consacrés aux divinités de la nature, des sources et de la fécondité.
Le bâtiment mis au jour date du IIIe siècle de notre ère. Il est décoré d’un relief qui associe trois nymphes à Cybèle, déesse d’origine anatolienne dont le culte de la Grande Mère connut une large diffusion dans l’Empire romain. Ce mélange d’influences locales et orientales illustre la richesse religieuse de la province.
Une organisation en trois pièces
Le temple mesure environ 15 mètres de long et comprend trois salles reliées entre elles par des passages. La plus grande abritait un autel, point central des cérémonies. La salle intermédiaire est présumée avoir servi aux sacrifices, tandis que la troisième aurait fait office de réserve pour les offrandes déposées par les fidèles.
Un canal d’eau qui longe l’ensemble du bâtiment conduit toutefois les chercheurs à y voir un nymphée, c’est-à-dire un sanctuaire dédié aux nymphes, divinités associées aux sources et aux eaux vives. Cette disposition, selon Ivaylo Kanev, renforce l’identification du lieu avec le culte des nymphes figurées sur le relief.
Des rites maintenus après l’interdiction de 392
La question centrale posée par cette découverte concerne la chronologie. En 392, l’empereur romain Théodose Ier interdit les cultes païens, qui perdent alors leur légitimité officielle. Pourtant, selon Ivaylo Kanev, les pratiques religieuses paraissent s’être poursuivies dans ce temple jusqu’au milieu du Ve siècle, soit plusieurs décennies après la mesure impériale.
Ce constat nourrit un débat plus large sur la christianisation des campagnes de l’Empire d’Orient. Les anciennes croyances ont parfois survécu pendant plusieurs générations, dans des communautés éloignées des centres urbains et de l’autorité de l’Église, ce qui rend le cas de Balak Dere particulièrement éclairant.
Un incendie qui marque la fin du lieu
Le temple a fini par être détruit par le feu. Une couche de cendres et de matériaux brûlés, repérée lors des fouilles, en témoigne. Cet horizon d’incendie permet aux archéologues de situer la fin de l’occupation du sanctuaire, même si l’origine précise du sinistre reste à établir.
L’étude du mobilier, des offrandes et des niveaux de sol devrait permettre d’affiner cette chronologie dans les prochaines campagnes de fouilles, et de vérifier si l’abandon du lieu coïncide avec les dernières traces de rites.
Pour approfondir les sanctuaires de Thrace
La découverte de Balak Dere s’inscrit dans une série de travaux sur les sanctuaires thraces et leur héritage romain. Les amateurs qui souhaitent replacer ces vestiges dans leur contexte peuvent se tourner vers les musées bulgares consacrés à l’archéologie régionale, notamment ceux liés au Musée national de Bulgarie, qui conserve et présente une part importante des découvertes du pays.
Le magazine Archaeology signale par ailleurs une autre enquête sur des rites secrets liés à Cybèle, mis au jour dans une maison d’Aphrodisias, en Turquie. Ce parallèle montre à quel point le culte de la déesse-mère circula largement dans le monde égéen et anatolien durant l’Antiquité tardive.
Questions fréquentes
Où se trouve le temple thrace de Balak Dere ?
Le site se situe dans le sud-est de la Bulgarie, près de la rivière Arda. Le temple date du IIIe siècle de notre ère. Il présente un plan à trois pièces et un canal d’eau qui le longe.
Pourquoi le temple de Balak Dere est-il considéré comme un nymphée ?
Un canal d’eau longe l’ensemble du bâtiment, ce qui a conduit Ivaylo Kanev à y voir un sanctuaire dédié aux nymphes. Le relief représentant trois nymphes renforce cette interprétation.
Les cultes païens ont-ils vraiment continué après leur interdiction ?
Selon Ivaylo Kanev, les rites paraissent s’être poursuivis dans le temple jusqu’au milieu du Ve siècle, alors que l’empereur Théodose Ier les avait interdits en 392. La date exacte de l’incendie qui a détruit le lieu reste à préciser.
Sources
- Did Banned Pagan Worship Continue in Thrace? — Archaeology Magazine
Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.



