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Une équipe d’archéologues péruviens et polonais a identifié près de Machu Picchu, au Pérou, environ deux kilomètres et demi de chemins en zigzag, de terrasses, de plateformes et de structures circulaires dissimulés dans la forêt. Ces vestiges ont été repérés sur les pentes abruptes du mont Yanantin grâce à un scan lidar embarqué sur drone, révélant une occupation de la région plus dense qu’on ne le pensait.
Une découverte rendue possible par le lidar
Selon le magazine Archaeology, qui s’appuie sur un reportage de Science in Poland, les structures ont été détectées par balayage lidar depuis un drone. Le lidar est une technique de télédétection qui envoie des impulsions laser vers le sol : une fois le couvert végétal numériquement filtré, il fait apparaître le relief et les aménagements enfouis sous la végétation.
Ce procédé est particulièrement précieux dans les forêts tropicales de montagne, où la végétation dense rend les prospections à pied longues et difficiles. Il permet d’orienter le travail de terrain vers les zones les plus prometteuses, en évitant de parcourir au hasard des pentes impraticables.
Vérifier au sol, à coups de machette
Une fois les images analysées, les chercheurs sont retournés sur place pour contrôler les structures. Il a fallu dégager la végétation lourde à la machette, un travail qui illustre la difficulté des relevés en milieu forestier pentu.
Parmi les sentiers observés, l’un d’eux, large de moins d’un mètre, était déjà connu des habitants de la région. Bartłomiej Ćmielewski, de l’université des sciences et technologies de Wrocław, fait partie de l’équipe, aux côtés de Mariusz Ziółkowski, de l’université de Varsovie. Cette collaboration entre chercheurs péruviens et polonais associe la connaissance du terrain à des outils de prospection récents.
Des aménagements à dater et à interpréter
La disposition des cheminements est compatible avec les techniques de construction incas, qui ont dominé les Andes jusqu’à l’arrivée des Espagnols au XVIe siècle. Mariusz Ziółkowski note toutefois que ces tracés pourraient être antérieurs à la période inca, car les sociétés andines ont occupé ces versants bien avant l’empire.
Les chercheurs estiment qu’il reste « certainement au moins deux fois plus » de structures à découvrir, ce qui laisse penser que le secteur entourant la citadelle était beaucoup plus aménagé qu’on ne le supposait. Sans datations précises, l’attribution chronologique reste pour l’instant ouverte.
Ce que la découverte change pour Machu Picchu
La découverte indique que les environs de Machu Picchu, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, étaient bien plus développés que ce que les connaissances actuelles laissaient supposer. Les routes, terrasses et plateformes suggèrent une organisation du territoire, des circulations et des activités agricoles ou rituelles à relier à la citadelle.
Les terrasses incas, appelées andenes, servaient à cultiver sur des pentes raides en retenant la terre et en limitant l’érosion. Les aménagements repérés près de Machu Picchu s’inscrivent dans cette logique de maîtrise du relief et témoignent d’un savoir-faire agricole et technique remarquable.
Prochaines recherches et pistes pour aller plus loin
L’équipe prévoit de poursuivre les relevés lidar dans l’ensemble de la région entourant la citadelle. Ces prochaines campagnes devraient permettre de mieux situer chronologiquement ces aménagements et de comprendre leurs liens avec le site principal.
Les lecteurs intéressés peuvent se reporter à l’article « Inca Workers’ Homelands », publié par Archaeology dans son palmarès des dix plus grandes découvertes de 2023, qui traite également des recherches récentes menées à Machu Picchu. Les sites incas du Pérou se visitent aussi dans les musées et parcs archéologiques de la région de Cuzco.
Questions fréquentes
Où se trouvent les nouvelles structures incas découvertes ?
Les structures ont été repérées dans une forêt proche de Machu Picchu, sur les pentes abruptes du mont Yanantin, au Pérou. Elles couvrent environ deux kilomètres et demi de routes, terrasses, plateformes et structures circulaires.
Comment les archéologues ont-ils découvert ces vestiges ?
L’équipe a utilisé un scan lidar installé sur drone, qui traverse le couvert végétal pour révéler le relief. Les structures ont ensuite été vérifiées sur le terrain, après dégagement de la végétation à la machette.
Ces vestiges sont-ils forcément incas ?
Leur disposition est compatible avec les techniques de construction incas, mais les chercheurs estiment qu’ils pourraient être plus anciens. Des datations complémentaires seront nécessaires pour trancher.
Peut-on voir ces structures aujourd’hui ?
Les vestiges se trouvent dans une forêt difficile d’accès et ne sont pas ouverts à la visite. Le site principal de Machu Picchu reste accessible aux visiteurs.
Sources
- Roads and Terraces Discovered Near Machu Picchu — Archaeology Magazine
Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.



