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Un cadenas en laiton de l’époque élisabéthaine a été ouvert pour la première fois depuis plus de quatre cents ans. Des chercheurs de l’université de Cardiff et du musée national du pays de Galles, Amgueddfa Cymru, ont déchiffré sa combinaison à quatre lettres grâce à l’imagerie par rayons X. Le lock faisait partie du trésor de l’Ann Francis, un navire marchand britannique naufragé en 1583 au large du Pays de Galles.
Un trésor issu d’un naufrage de 1583
Le cadenas appartient au trésor dit de l’Ann Francis, du nom d’un navire marchand britannique jeté à la côte lors d’une tempête au large du Pays de Galles, en 1583. Selon les chercheurs, ce cadenas fermait autrefois un coffre à bord du navire, avant de se séparer de la richesse qu’il protégeait.
Une partie de la cargaison fut récupérée au moment du naufrage, tandis que le reste fut englouti par la mer. Au fil des décennies, le dragage et les tempêtes sur la plage de Margam, dans le sud du pays de Galles, ont mis au jour une partie de ce trésor perdu.
Un détectoriste à l’origine de la découverte
Entre 1996 et 2017, le détectoriste de métaux Peter Hughes a retrouvé le cadenas ainsi qu’une grande partie du trésor, qui comprenait des pièces d’or et d’argent. Le lock a ensuite été acquis par Amgueddfa Cymru – Musée national du pays de Galles.
Hughes raconte avoir tenté pendant des années d’ouvrir le cadenas sans jamais trouver la bonne combinaison. Les conservateurs, eux, craignaient d’endommager le mécanisme, d’autant que l’on entendait du sable bouger à l’intérieur des cadrans et que les combinaisons possibles dépassaient le millier.
La tomographie pour lire l’intérieur du cadenas
Pour étudier les mécanismes internes sans les abîmer, l’équipe a utilisé la micro-tomographie, une technique qui réalise des milliers de radiographies à partir desquelles est reconstruite une image numérique en trois dimensions. Cette méthode est habituellement employée pour étudier les os et les structures biologiques.
En faisant correspondre les encoches internes aux lettres gravées à l’extérieur de l’image 3D, les chercheurs ont pu identifier le bon code, « ANCE », et ouvrir le cadenas. Le chercheur David Williams, de l’université de Cardiff, a reconnu qu’il s’agissait d’une première pour son équipe.
Un navire de contrebandiers et une épave disputée
L’Ann Francis appartenait à Francis Shaxton, un marchand réputé pour ses activités de contrebande. Il avait déclaré que le navire longeait la côte est de l’Angleterre, de King’s Lynn à Hartlepool, alors qu’il faisait route vers l’Espagne pour livrer une cargaison de blé. L’Espagne, dépendante des grains, payait ces livraisons en or et en argent issus de ses conquêtes en Amérique centrale et du Sud.
Au retour, le navire fut surpris par une violente tempête le 28 décembre 1583 et s’échoua sur la plage de Margam. Les habitants pillèrent rapidement l’épave avant qu’un litige juridique n’éclate sur la propriété des biens. Un seigneur gallois qui revendiquait l’épave dressa un inventaire des objets qu’il fit saisir, dont des canons, des armes, un morceau de mât, de l’argent espagnol et trois coffres dont les serrures avaient été brisées. Le cadenas aurait pu fermer l’un de ces coffres.
Un mystère qui persiste
Les cadenas à combinaison élisabéthains sont connus en Grande-Bretagne, mais celui-ci est exceptionnellement bien conservé et lié à une épave datée, ce qui en fait une découverte unique. Alastair Willis, conservateur de la numismatique au musée national, a souligné que le code restait une énigme à présent résolue.
Reste une question : ce code avait-il une signification pour son propriétaire ? Le mystère demeure, et la découverte rappelle l’importance des épaves comme témoins de la vie maritime et du commerce atlantique de la fin du XVIe siècle.
Questions fréquentes
Quel est le navire de l’épave au trésor du pays de Galles ?
Il s’agit de l’Ann Francis, un navire marchand britannique naufragé lors d’une tempête au large du pays de Galles le 28 décembre 1583. Son propriétaire, Francis Shaxton, était connu pour ses activités de contrebande.
Comment a-t-on ouvert le cadenas élisabéthain ?
Les chercheurs de l’université de Cardiff ont réalisé des scans micro-CT, qui reconstruisent une image 3D de l’intérieur du cadenas. En associant les encoches internes aux lettres extérieures, ils ont retrouvé le code à quatre lettres « ANCE ».
Où voir des objets de l’épave de l’Ann Francis ?
Le cadenas a été acquis par Amgueddfa Cymru – Musée national du pays de Galles, qui conserve la collection issue de ce trésor. Il est conseillé de consulter le site du musée pour connaître les objets exposés.
Sources
- Cryptic padlock from a 400-year-old shipwreck finally opened — but it leaves a mystery — Live Science
Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.



