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Niche avec poème dans le jardin du musée archéologique d'Istanbul, provenant de Saint-Polyeucte, début du VIe siècle

Des empreintes de pattes de chien vieilles de 4 000 ans découvertes dans des briques en Anatolie

Photo : Dosseman, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

MondePar la rédaction d’Archéo-Logis4 min de lecture

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Des empreintes de pattes de chien vieilles d’environ 4 000 ans ont été retrouvées dans une brique de terre crue au site de Tavşanlı Höyük, un tell du nord-ouest de l’Anatolie, dans la province de Kütahya, en Turquie. Ces traces, conservées dans un mur effondré lors d’un incendie à l’âge du bronze, ont été signalées par le magazine Archaeology, qui cite le site La Brújula Verde.

Une découverte dans un mur effondré par le feu

Selon le magazine Archaeology, qui s’appuie sur le site La Brújula Verde, les empreintes ont été repérées dans une brique d’adobe faisant partie d’un mur. Ce mur s’est effondré lors d’un incendie survenu à l’âge du bronze, il y a environ 4 000 ans.

Les briques d’adobe sont fabriquées à partir d’argile et de paille ou de dégraissants mélangés à l’eau, puis séchées au soleil. Lorsqu’elles n’ont pas été cuites, elles restent fragiles, mais elles peuvent conserver des marques de surface, comme des empreintes, pendant des millénaires lorsqu’un incendie les a durcies.

Tavşanlı Höyük, un site occupé depuis des millénaires

Le site de Tavşanlı Höyük est un höyük, c’est-à-dire une butte formée par l’accumulation successive de couches d’habitat. Le magazine Archaeology le décrit comme une colline d’habitat qui remonterait à quelque 8 000 ans, ce qui en fait un témoin de longue durée de la vie sédentaire en Anatolie occidentale.

Les fouilles sont dirigées par Erkan Fidan, de l’université Bilecik Şeyh Edebali, et son équipe. Elles ont mis au jour des céramiques, des fragments d’adobe, des ossements, du bois brûlé et des silex, autant de vestiges qui permettent de reconstituer l’occupation du lieu.

Le chien, compagnon des premières communautés

Le ministre turc de la Culture et du Tourisme, Mehmet Nuri Ersoy, a déclaré que les empreintes avaient été laissées par un chien. Cette attribution repose sur la forme et la taille des traces, qui correspondent à celles d’un canidé.

Le chien est l’un des plus anciens animaux domestiqués par l’humain, et il accompagnait déjà les communautés agricoles du Proche-Orient et de l’Anatolie. Des empreintes animales dans des matériaux de construction sont rares, et elles offrent un témoignage direct sur la présence des animaux dans la vie quotidienne des villages de l’époque.

Une méthode : lire les traces laissées dans la terre

Les archéologues accordent une grande attention aux traces éphémères, comme les empreintes de pas, de pattes ou de doigts, car elles peuvent révéler des gestes du quotidien. Leur conservation dépend de conditions particulières : un sol encore humide au moment du passage de l’animal, puis une cuisson ou un incendie qui fige la surface.

L’étude de ces empreintes se fait par relevé photographique et par comparaison avec des traces actuelles, afin de distinguer les espèces et de limiter les interprétations hâtives. Les résultats restent provisoires tant qu’ils n’ont pas été publiés en détail par l’équipe de fouille.

Ce que l’on sait et ce qui reste à établir

À ce stade, les informations disponibles proviennent principalement de la presse et des déclarations officielles. Le magazine Archaeology rappelle que la découverte fait partie d’une fouille plus large, et que d’autres vestiges, comme les ossements ou le bois brûlé, pourront être analysés pour préciser la chronologie de l’incendie.

Les prochaines étapes comprennent sans doute la datation précise des couches, l’étude des matériaux et la publication scientifique des résultats. Ces analyses permettront de mieux comprendre la vie quotidienne et les événements qui ont mis fin à l’occupation du village.

Questions fréquentes

Où ont été trouvées les empreintes de chien de l’âge du bronze ?

Les empreintes ont été découvertes dans une brique d’adobe au site de Tavşanlı Höyük, un höyük situé dans la province de Kütahya, en Anatolie occidentale, en Turquie. La brique faisait partie d’un mur effondré lors d’un incendie.

Qui a fouillé le site de Tavşanlı Höyük ?

Les fouilles sont menées par Erkan Fidan, de l’université Bilecik Şeyh Edebali, et son équipe. Elles ont livré des céramiques, des fragments d’adobe, des ossements, du bois brûlé et des silex.

Pourquoi des empreintes peuvent-elles se conserver pendant 4 000 ans ?

Une empreinte peut être figée si la terre était encore humide au passage de l’animal, puis durcie par la cuisson ou un incendie. Le feu, en séchant et durcissant l’adobe, a permis la conservation de la trace.

Le site de Tavşanlı Höyük est-il ancien ?

Selon le magazine Archaeology, le höyük remonterait à quelque 8 000 ans. Il témoigne donc d’une occupation très longue de cette région de l’Anatolie occidentale.

Sources

Synthèse originale rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des sources citées, puis contrôlée automatiquement (longueur, reprises, sources). Les informations et citations appartiennent à leurs auteurs.

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