Le forum romain
Au cœur de la colonie romaine, le forum se lit à ses bases de colonnes et aux murs des édifices voisins. Les sources mentionnent aussi, autour de lui, un prétoire, des boutiques et un temple : le site invite à les imaginer.

Sur la côte orientale de la Corse, une cité grecque, étrusque puis romaine devenue capitale de l’île.
À Aléria, en Haute-Corse, les vestiges d’Alalia racontent plus de huit siècles d’histoire méditerranéenne. Fondée selon la tradition par des Grecs de Phocée vers 565 avant notre ère, la ville passe aux Étrusques, puis aux Romains, qui en font la capitale de la Corse. On y repère un forum, des thermes et d’anciennes nécropoles. Le site archéologique se complète avec le musée installé dans le fort de Matra, d’origine génoise.
Selon la tradition, Alalia naît en 565 avant notre ère, quand des Grecs de Phocée s’installent sur la côte orientale de la Corse, même si les fouilles n’ont pas encore permis de le confirmer. Vers 535, une bataille navale oppose les Phocéens à une alliance de Carthaginois et d’Étrusques : soixante vaisseaux grecs sont perdus, et les survivants quittent l’île pour Massalia ou l’Italie. Les Étrusques prennent alors la main. Le comptoir devient une sorte de capitale de l’île, où cohabitent Étrusques, Carthaginois et Grecs, en lien avec les populations locales.
En 259 avant notre ère, la ville est prise par Rome et devient Aléria. Sylla y installe un fort de légionnaires, puis Auguste en fait une colonie et la capitale de la Corse, siège du procurateur de l’empereur. Le décor urbain s’enrichit : forum, prétoire, villas, boutiques, temple, thermes, égouts. Pendant sept siècles, la ville est le principal foyer de romanisation de l’île et un port d’où partent minerais, huile, liège, laine et vin. Des personnalités politiques, dont Sénèque, furent exilées en Corse sous la surveillance du gouverneur installé à Aléria.
Autour de la ville, les nécropoles préromaines de Casabianda, de Mattonata et de Lavandagio ont livré des tombes d’une grande richesse : 179 ont été fouillées dans les années 1960 et 1970, et 130 autres sont étudiées depuis 2018. Le paysage a changé depuis l’Antiquité : le rivage s’est éloigné, et un cordon de dunes d’environ deux kilomètres sépare désormais le site de la mer. On pense enfin que la première cathédrale de Corse, dédiée à saint Marcellu, fut fondée ici vers le IVe siècle.
Au cœur de la colonie romaine, le forum se lit à ses bases de colonnes et aux murs des édifices voisins. Les sources mentionnent aussi, autour de lui, un prétoire, des boutiques et un temple : le site invite à les imaginer.
Les thermes romains de Santa Laurina figurent parmi les vestiges d’Aléria. Ils évoquent le confort de la vie urbaine à l’époque romaine, à côté des égouts et des autres équipements que l’on prête à la ville.
Un mur de fortification attribué aux Grecs compte aussi parmi les vestiges. Il renvoie à l’époque d’Alalia, avant l’arrivée des Étrusques, puis des Romains, qui ont ensuite refaçonné la ville.
Les nécropoles préromaines de Casabianda, de Mattonata et de Lavandagio sont parmi les plus célèbres témoins de la période étrusque. Les tombes dégagées vont de 500 à 259 avant notre ère, et les fouilles reprises en 2018 continuent d’apporter des découvertes.
Le musée départemental d’archéologie occupe le fort de Matra, d’origine génoise. Il présente le mobilier issu des fouilles d’Aléria, de la période étrusque à l’époque romaine. Vérifiez les horaires et les périodes d’ouverture avant de venir.
Aléria se trouve sur la côte orientale de la Corse, en Haute-Corse, entre Bastia et Porto-Vecchio, à environ 50 mètres d’altitude. La ville antique occupait la grande plaine alluviale, dans la zone la plus fertile de l’île, près de l’embouchure du Tavignano et de l’étang de Diane. On s’y rend surtout en voiture par la route de la côte orientale ; renseignez-vous sur le stationnement près du site et du fort de Matra.
Les vestiges sont à ciel ouvert, sans guère d’abri : évitez juillet et août, où les maximales moyennes avoisinent 29 °C avec plus de 300 heures de soleil. D’avril à juin, elles passent de 18 à 26 °C ; septembre (26 °C) et octobre (22 °C) restent doux, mais octobre est le mois le plus arrosé. Vérifiez les périodes d’ouverture avant de partir.
Mois conseillésValeur : température maximale moyenne
Le meilleur moment : En matinée ou en fin d’après-midi, quand la lumière rasante met en valeur les murs de pierre et de brique ; évitez le milieu de journée en plein été. Vérifiez les jours d’ouverture du site et du musée.
Normales 1991-2020, Météo-France (Licence Ouverte), stations Alistro (18 km), Solenzara (22 km).
Prévisions MET Norway (api.met.no, CC BY 4.0), mises à jour chaque jour.
Hôtel · à 1,3 km
★★★★ Camping · à 3 km
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Autres hébergements : données © les contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), établissements disposant d’un site web, distances à vol d’oiseau.




Alalia est le nom grec donné autrefois à la ville, qui se trouve à l’emplacement de l’actuelle Aléria. Selon la tradition, des Phocéens y fondent une colonie vers 565 avant notre ère. Après la prise de la ville par Rome en 259 avant notre ère, elle devient Aléria, nom qu’elle a conservé.
Parmi les vestiges figurent le forum romain, les thermes de Santa Laurina, un mur de fortification attribué aux Grecs et plusieurs nécropoles préromaines. Les ruines se parcourent en plein air, sur une plaine ouverte. Renseignez-vous sur les zones accessibles et sur les horaires avant de venir.
Au musée départemental d’archéologie Jérôme-Carcopino, installé dans le fort de Matra, à Aléria même. Il présente des objets issus des fouilles de la ville et de ses nécropoles, de la période étrusque à l’époque romaine. Vérifiez les horaires, les tarifs et les salles ouvertes sur le site officiel.
C’est un conflit naval qui, vers 535 avant notre ère, oppose les Phocéens installés à Alalia à une alliance de Carthaginois et d’Étrusques. Les Phocéens y perdent soixante navires et doivent partir en masse, vers Massalia ou l’Italie. Les Étrusques prennent ensuite la ville et son influence.
Sources : Wikipédia : Alalia (Aléria) (CC BY-SA, faits vérifiés et reformulés) · Wikidata Q2830434 (CC0) · Météo-France, données climatologiques mensuelles (Licence Ouverte) · Insee via geo.api.gouv.fr (Licence Ouverte) pour les villes proches. Photos : Wikimedia Commons, auteurs et licences indiqués sur chaque image.

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