Les pétroglyphes sont des motifs gravés dans la roche. Ceux de Trois-Rivières ont été réalisés par des populations amérindiennes installées en Guadeloupe longtemps avant que Christophe Colomb ne baptise l’île, en 1493. Ces sociétés ne connaissaient pas l’écriture : elles ont laissé dans la pierre des signes dont le sens exact reste débattu. Marques rituelles, repères du territoire ou représentations d’êtres et d’esprits, chacun peut former sa propre hypothèse devant ces traits tracés à la main.
Le parc archéologique permet de voir ces roches à l’endroit même où elles se trouvent, plutôt que dans la vitrine d’un musée. On y circule à l’air libre, au milieu d’une végétation dense et de grands blocs que le temps a marqués. Cette mise en valeur offre un autre regard sur la Guadeloupe, souvent associée à ses plages et à ses rivières, et rappelle que l’histoire de l’île commence bien avant la colonisation européenne.